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dimanche 6 juillet 2014

Live report : Hellfest 2014 (2éme partie 21/06)















Après une première journée placée sous le signe d'excellents concerts, de stars, de légendes, d'état d'esprit irréprochable (pouvait-on en douter ?!) ainsi que de météo très chaude et ensoleillée, il est temps d'aborder cette 2éme journée (journée de fête de la musique qui plus est...) du Hellfest 2014 !


Ayant eu un peu de mal à me lever en ce samedi matin et ayant rencontré un peu plus de difficulté sur la route pour accéder au festival, ce n'est que sur les alentours de 12h que j'arriverais sur le site. Je profiterais d'ailleurs de la délocalisation de l'Extreme Market pour faire le tour des différents stands de merchandising. La circulation sous l'EM est beaucoup plus simple désormais, une deuxième partie ayant été déplacée dans l'enceinte du Metal Corner. L'espace de ce véritable marché des enfers n'en est pourtant pas du tout réduit.

Bienvenue au Hell City Square ! Ville dans la ville de la ville.




Mais allez, hop, fini de se balader, il est temps d'aller se poser devant le premier concert de la journée. Et franchement, je pense que pour se mettre dans le bain d'une journée remplie de concerts, il n'y a rien de mieux qu'un OVNI, ou devrais-je plutôt parler d'un troll. La tornade TrollfesT a tout simplement tout retourné sur son passage. Leur folk métal ultra festif, très énergique mais aussi relativement violent ne pouvait que satisfaire un public de métalleux souhaitant faire la fête avant tout. Et l'on peut dire que pour être festif, c'est festif. Je crois que je n'avais même jamais vu autant de gens danser lors d'un concert de métal, et je parle bien de danser ! Je crois également que je n'aurais jamais pu imaginer un jour entendre une chanson de Britney Spears dans un festival de métal, repris en chœur par des centaines de furieux tatoués à cheveux longs ! Complètement fou ! Les norvégiens ont assuré comme des petits diables et ont probablement reçu un des plus bel accueil de cette édition !

TrollfesT : tout est dans le nom.




La chaleur étouffante et le soleil brûlant ainsi que la programmation m'intéressant légèrement moins jusqu'au début de soirée, il est temps de continuer le tour du site pour finalement se poser à l'ombre, bien au frais dans les bois. Car ce qui aussi extraordinaire dans ce festival, c'est que l'on peut aisément passer autant de temps à être posé, à profiter d'un peu de calme en retrait pour se reposer; que de temps devant les concerts. C'est en voyant l'affluence du petit bosquet que je me rend compte que je ne suis pas le seul à avoir fait ce choix.

L'entrée du royaume du Muscadet, le petit bosquet en fait.




Mais bon, on ne va pas non plus passer la journée à se reposer, on est pas là pour ça, ce qu'on veut, c'est de la musique de sauvages, des beuglements de fans, de la poussière à se moucher "noir" (c'est pas très agréable ça... ^^) etc...Dagoba est le groupe parfait pour cela. Habitués du festival et personnellement plus qu'habitué de leurs concerts (6éme fois tout de même pour moi), les marseillais arrivent néanmoins toujours à me surprendre par l'énergie et l'envie qu'ils déploient, par leur joie de vivre et surtout par leur proximité avec le public. Ce concert ne dérogera une nouvelle fois pas à la règle. La puissance est une nouvelle fois de sortie, les riffs destructeurs, la double pédale frénétique de Sir Franky Constanza également et le dernier album rend évidemment très bien en live. L'accueil qui leur sera réservé aura été grandiose. Nous aurons même l'occasion de vivre un des plus beaux wall of death de l'histoire du Hellfest, si ce n'est le plus gros, incroyable ! Vous l'aurez compris, Dagoba joue de plus en plus tard, année après année, et ce n'est vraiment pas pour rien. Mention spéciale à Shawter qui fera une magnifique déclaration d'amour, très sincère, au festival, ses organisateurs et ses festivaliers. En gros, malgré les grosses tournées que le groupe effectue, le Hellfest représente toujours l'apothéose de celles-ci, chapeau bas messieurs.

Dagoba sans poussière pour une fois !




Tout comme Dagoba,  Hatebreed est un groupe coutumier du Hellfest. Tout comme Dagoba la réputation scénique des américains n'est plus à faire. Et tout comme Dagoba, le public aura répondu présent. Tout y est passé, circle-pit, wall of death, pogos, slams, t-shirts tournés au dessus de la tête etc, etc...Les tubes métal hardcore "in your face", tous plus cultes et efficaces les uns que les autres, sont réellement faits pour la scène et s'enchaînent à la perfection. Jamey Jasta en véritable frontman aurait pu faire faire n'importe quoi à la foule tellement celle-ci était acquise à sa cause. En même temps quand on a des bêtes de scène devant soit, on ne peut que suivre le mouvement. Que ce soit sur des petites scènes ou lors de très gros festoches, l'envie, l'énergie, la violence sont toujours au rendez-vous. C'est simple, avec Hatebreed, on ne peut jamais être déçus. Ce concert du Hellfest 2014 ne dérogera pas à la règle.
Tout ceci n'aura une nouvelle fois pas diminué l'épaisseur des nuages de poussière...et c'est tant mieux !

Les très énergiques américains d'Hatebreed.




Je crois que l'on peut véritablement dire que Soulfly était attendu au tournant. Bien qu'il n'y ait absolument rien à redire sur la qualité des chansons du combo brésilien, c'est plutôt côté scène que le groupe a régulièrement déçu ces dernières années. En fait, ce n'est pas vraiment le groupe, mais plutôt Max Cavalera qui pose problème. Souvent complètement "cramé", au bout du rouleau diront certains, voire pire, sans envie. Heureusement, ce soir le set aura été plus que correct. On a même pu se dire : "ouf, un peu d'énergie dans un set de Soulfly !". Max Cavalera, ayant de plus en plus de difficulté avec sa voix et jouant de moins en moins de la guitare, se sera concentré sur ses tâches de frontman et aura, pour une fois, montré une sacrée envie et motivation. Il harangue la foule comme à ses plus belles heures, semble vraiment heureux d'être présent et semble se faire plaisir, c'est déjà ça ! Pour le reste, les tubes s'enchaînent à la pelle et les musiciens sont tous excellents, notamment Marc Rizzo, toujours débordant d'énergie et impeccable à la guitare. Les spectateurs réagissent vraiment bien aux "ordres" de Max, ce qui donne un set plutôt agréable, pas le concert du siècle, mais un bon concert tout de même, ce qu'on avait pas vu depuis bien longtemps...

Et les moins énergiques brésiliens de Soulfly (oh, je suis méchant là !).




Alors que les légendes Deep Purple entament leur show sur la MS 1 et  semblent en pleine forme, il est temps de retourner sous la Valley pour assister au show de Monster Magnet. Au vu du monde présent sous la tente, on peut dire que le groupe est particulièrement attendu. Le stoner très lourd des américains à l'identité reconnaissable parmi 1000 est taillé pour la scène. Le show sera parfaitement maîtrisé et l'accueil particulièrement intéressant. Les atmosphères très riches des albums et réellement propres au groupe seront parfaitement retranscrites lors de ce show d'une heure, notamment grâce à un son extra. Vous l'aurez compris, cette performance d'un groupe culte, créateur du ciel et la terre du genre stoner rock (avec Kyuss bien entendu), aura été excellente, le public ne se sera absolument pas trompé en venant voir en masse ce concert.

Les cultissimes Monster Magnet.




22h55 : il est l'heure d'accueillir la deuxième très grosse tête d'affiche de cette édition 2014 : Aerosmith. Étant personnellement beaucoup moins intéressé que les dizaines de milliers de fidèles qui se seront massés devant la MS, c'est une nouvelle fois de loin que j'aurais assisté à cette représentation des légendes du hard rock. Et je peux dire que diner du poulet grillé avec ses frites maisons sur "Cryin" ça a vraiment de l'allure (pour rester poli). Du peu que j'ai vu, le set avait l'air sympa, énergique voire grandiose. Un vrai show à l'américaine avec un Steven Tyler attirant l'attention, rien de surprenant à cela.

Les légendaires Aerosmith.




Je ne pouvais absolument pas terminer cette deuxième journée de festival, sans passer par la case Valley. Ceci car la mascotte du festival était une nouvelle fois présente sur cette édition. Quelle mascotte ? Phil Anselmo bien entendu ! Cette fois, c'est avec son projet solo, Phil H. Anselmo & The Illegals, que la légende du métal était présente. Et bien, tout comme TrollfesT ce matin, ce groupe est un véritable OVNI ! Mais dans un tout autre style. Ici les riffs sont saccadés, la musique et le show ultra violent et furieux. Phil Anselmo fait comme d'habitude quasiment le show à lui tout seul, totalement habité et envahi par la violence de sa musique (vous croyez pas qu'il va finir par se faire vraiment mal à la tête un jour à force de se donner des si gros coups de micro ? :-)). Toujours très bavard le Philou (ça lui va bien je trouve) et surtout extrêmement communicatif. La musique navigue entre plusieurs styles mais est extrêmement puissante et variée. Même si de mon avis personnel, elle est un petit peu trop découse, on ne pourra qu'apprécier la justesse et la précision de l'ensemble des musiciens. Un déferlement de violence qui aura sans doute achever les derniers festivaliers présents, en tout cas, moi ça m'aura bien calmé ! Allez hop, au lit !




Top 3 de la journée :
  • n°3 = Hatebreed (car le groupe ne nous déçoit jamais)
  • n°2 = TrollfesT (pour l'ambiance ultra festive sous la Temple et une grosse surprise auquel je ne m'attendais pas)
  • n°1 = Dagoba (pour la plus belle ambiance de ces deux jours et ce monstrueux Wall Of Death ainsi que pour toutes les raisons habituelles).

La magnifique déco tête de mort/papillons, de nuit !



 A suivre...











 

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