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mercredi 9 juillet 2014

Live report : Hellfest 2014 (3éme partie : 22/06)














Tandis que la météo semble menaçante en ce dimanche matin, l'arrivée sur le site se fera encore un peu plus tard que la journée précédente, mon grand âge me faisant réellement peiner (mais non, c'est pas vrai hein ?!). Après un petit tour par la chaîne de restauration rapide locale (Mac-jesaispasquoi) pour boire un affreux café et ingérer un cookie bien trop sec à mon goût en guise de petit déjeuner, il est temps d'enfin accéder à cette troisiéme et dernière journée de l'édition 2014 du Hellfest !
Les deux premières journées s'étant déroulées à merveille, il n'y a aucun doute sur le fait que cette journée de clôture sera grandiose.
Cette fois, pas le temps de tergiverser, direction le premier concert de la journée, et ça tombe bien puisque le soleil se décide à faire son retour !

On en n'a pas des supermarchés comme ça chez nous !




Alors, par qui commencer aujourd'hui ? Crowbar. Un nouveau groupe de légende puisqu'il vient de fêter ses 25 ans d'existence et surtout car il est le pionnier du genre sludge, parfait ! Et bien, le premier ressenti c'est que l'on peut dire que les américains ne font pas dans la fioriture ! Les riffs sont terriblement lourds et lents, le son efficacement gras et surtout très puissant et les rythmes au ralenti ajoutent une touche lancinante bien appréciable. Alors peut être que le manque d'énergie de ce genre repoussera certains, mais bon sang que c'est bon d'avoir de la lourdeur comme ça ! En plus, certaines chansons un peu plus rapides voire presque hardcore (oui,oui) ajoutent facilement un peu de variété au set. On pourra toutefois regretter la certaine distance entre le groupe et le public, même si, à cette heure-ci, et après deux jours aussi furieux, le public clairsemé ne sera pas super démonstratif. On remarquera toutefois que les têtes des présents n'auront pas du tout de mal à headbanger, c'est déjà ça. 

La légendaire barbe de Kirk Windstein !




Le soleil de plomb étant une nouvelle fois de sortie, la pause repas se déclinera en pause sieste à l'ombre des arbres, si rare et chère. D'ailleurs, c'est impressionnant comme le peu de points d'ombre a été littéralement pris d'assaut. Dommage qu'ils soient si peu nombreux d'ailleurs, surtout quand le soleil et la chaleur tapent comme ça, on y reviendra.


Mais tiens, quelle heure est-il ? Quoi ?? 16h45 ?? Mais il est temps de filer voir Alter Bridge !! Comment décrire en un mot la prestation des américains ? Énorme tout simplement ! Deuxième fois pour eux au Hellfest et deuxième fois pour moi également. Et bien, quelle claque ! La musique des floridiens, heavy à souhait, est parfaitement taillée pour la scène. Tous les tubes du groupe seront joués et les quatre albums passés en revue. Le son est excellent et les musiciens sont au top. Myles Kennedy est impressionnant de charisme, de classe et sa voix est super efficace. Mark Tremonti possède une maîtrise et un doigté tout simplement hallucinants. Le groupe complètement ravi d'être là, voire totalement aux anges, n'aura pas hésité à communiquer voire communier avec son public, génial !
Vous l'aurez compris, c'est un fan qui vient de parler, mais je pense que pas mal de spectateurs ont pensé la même chose que moi. Je n'en doute pas une seconde d'ailleurs, à voir l'accueil qui aura été réservé au groupe ainsi qu'à la très bonne ambiance dont il aura bénéficié. Assurément, une des prestations à retenir de cette journée et du festival en lui même !
Un petit mot en aparté pour remercier les pompiers de nous avoir copieusement arrosés pendant ce set, cela n'a vraiment pas fait de mal cette petite pluie à la lance à incendie.

Les charismatiques Alter Bridge.




Malgré ce rafraîchissement improvisé, la fatigue commence à se faire vraiment sentir. Après être repassé par la case point d'eau (rare qui plus est) c'est avec curiosité puis finalement beaucoup de reconnaissance que je découvre des membres du Crew en train de se promener, karcher à la main, pour rafraîchir les festivaliers passant à proximité. Un petit geste bienvenue, qui aura le mérite de libérer les points d'eau ! Dommage que cette initiative n'est pas eu lieu pour les jours précédents...


Après quelques heures à une nouvelle fois bien comater à l'ombre et à profiter de la fraîcheur de la soirée, la dernière ligne droite se profile à l'horizon. Une dernière ligne droite qui doit normalement être riche en émotion. Tandis qu'Ozzy Osbourne essaye désespérément de marcher sans son déambulateur (je suis méchant là, les autres membres du groupes ont l'air de bien assuré), je me dirige à nouveau vers l'Altar car, en parlant d'émotion, Paradise Lost débarque. Difficile de caractériser la musique des anglais. On oscille entre du doom, du rock voire de la pop avec quelques touches d'électro. Mais ce qui est sur, c'est que le groupe possède une identité bien personnelle. Le son lors de ce live aura été presque irréprochable, presque car il semblait un peu fort (paradoxal me direz-vous) au point où le chant grésillait un peu parfois. Dommage, car la voix de Nick Holmes (et non pas Sherlock ah, ah, ah !) est absolument sublime. Les chansons sont très riches mélodiquement et remplies d'atmosphères pesantes et mélancoliques. On sent réellement que le groupe  recherche une ambiance très personnelle lors de ce show. La beauté des passages, ou plutôt samples, au piano, ajoute encore à la richesse des mélodies. Les puissants riffs à la guitare viennent détruire et casser cette beauté mais ajoute une touche supplémentaire à la mélancolie. Une prestation incroyablement belle dans un univers particulier.

Paradise Lost.




Passons maintenant à la plus grosse claque que j'ai reçue pendant ce festival. Non, non, je me trompe, à la plus grosse claque que j'ai reçue lors d'un concert ! Les islandais de Solstafir entrent sur scène dans une ambiance feutrée, une mélodie folk résonnant, nous préparant à un long voyage vers des contrées inconnues. On sent que le groupe est particulièrement attendu et que le public est prêt à entrer dans quelque chose qu'il n'osait à peine soupçonner. Puis, quand les premières notes de l'intro si apaisante de Ljos I Stormi résonnent, les premiers frissons sont de sortis. Quand tout à coup, le rythme s’accélère, la basse vrombit, la voix si particulière de Aoalbjorn Tryggvason nous prend au tripes et l'on rentre dans un déferlement de puissance rythmique. Ce qui frappe tout de suite, c'est que le son est parfait, puissant à souhait et surtout très équilibré. C'est ce qu'il fallait pour une musique si riche. Du début à la fin du set de Solstafir, c'est simple, on est absorbé, transporté, hypnotisé et au final complètement retourné. A voir l'écoute attentive de l'ensemble des protagonistes sous la Temple, tout le monde est concerné. La musique est froide, brutale mais aussi planante et incroyablement aérienne. Pendant ces soixante toutes petites minutes, nous aurons traversé l'Islande, traversé le monde si particulier de ces virtuoses au look de cowboys et traversé des émotions auquel l'on ne s'attendait pas en si grande proportion. Assurément, le concert du festival, qui m'aura fait totalement rêver et qui me reste encore dans la tête, quinze jours après !

Entrez dans le monde magique de Solstafir !




Je crois qu'il ne peut rien avoir de mieux pour clôturer un festival qu'Opeth ! Je vais peut-être perdre un peu d'objectivité dans ce résumé, vu que c'était la première fois que j'assistais à un show des suédois et que cela faisait longtemps que j'attendais ce moment. Le set commença par un joli aperçu du dernier album "Heritage", pour rentrer doucement dans le sujet. Un bon début qui nous fait dire que cet album rend vraiment pas mal en live, l'excellente qualité du son n'y est pas étrangère ! Puis, on entre dans le vif du sujet, une bonne partie de la discographie étant passée en revue (pas toute bien entendu). La puissance et la maitrise technique sont au rendez-vous. L'ambiance et les atmosphères si particulières et très prenantes des albums sont parfaitement retranscrites en live, d'ailleurs la proximité avec les albums et impressionnante. L'ambiance sera bien entendu au rendez-vous, l'affluence également (certains ont dû suivre le show de loin, à l'extérieur de l'Altar). La voix de Mikael Akerfeldt est tout simplement magnifique et extraordinairement juste. Le leader est heureux d'être là et n'hésite pas à plaisanter avec son public entre chaque chanson. Mais, bien sur, ce qu'on aime le plus dans la musique d'Opeth, c'est le mélange et la parfaite alternance entre passages progressifs, calmes et passages deaths très violents. Il est juste un tout petit peu dommage que les passages joués en arpèges à la guitare acoustique ou classique sur les albums soit joués à l'électrique en live (bien qu'en son clair), cela altère un peu la beauté de la chose. Enfin, ce n'est qu'un tout petit bemol, qui n'a en rien dégradé ce show dantesque.

Le si talentueux Mikael Akerfeldt, plaisantin à ces heures perdues.




Il est désormais 2h05 du matin, déjà le temps de la clôture de cette édition 2014 monstrueuse du Hellfest. Les jambes sont désormais très lourdes (pas seulement à cause de la fatigue) et j'ai vraiment du mal à réaliser que tout ceci est à présent fini. Je me retourne une dernière fois pour regarder le magnifique site, puis il est temps de partir, en étant déjà mélancolique, mais avec de magnifiques souvenirs en tête....
 




Top 3 de la journée :
  • n° 3 = Alter Bridge (pour le show heavy à souhait)
  • n°2 = Opeth (pour le groupe culte et la prestation irréprochable)
  • n°1 = Solstafir (pour l'émotion si riche et unique)
C'est beau aussi la nuit le Hellfest hein ?




A suivre...













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