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mardi 2 septembre 2014

Album du moment : La Gàrgola de Chevelle.










Chevelle - La Gargola - 2014 - Epic



  
01- Ouija Board
02- An Island
03- Take Out The Gunman
04- Jawbreaker
05- Hunter Eats Hunter
06- One Ocean
07- Choking Game
08- The Damned
09- Under The Knife
10- Twinge





   




Ce qui est particulièrement fort avec la musique, et peut être même plus avec le métal, c'est que parfois il faut beaucoup de temps pour apprivoiser un groupe, un style, une chanson ou un album. Mais il est vrai aussi que parfois, dès la première écoute, on perçoit un véritable coup de cœur, et cela même pour un groupe que l'on a écouté vaguement il y a une dizaine d'années.
C'est exactement ce deuxième cas de figure qui s'est présenté à moi lorsque j'ai lancé "La Gàrgola" de Chevelle. Ce qui est encore plus dingue c'est que je me suis lancé à écouter cet album presque par hasard, simplement grâce au nom du groupe qui me disait bien quelque chose et par son artwork assez marquante (comme quoi une belle jaquette ou une jaquette marquante, c'est utile !). Car il me semblait bien que je connaissais déjà Chevelle. Enfin j'avais entendu à l'époque "The Red" issu de leur deuxième album "Wonder What's Next". Mais depuis ça, je crois bien que je n'avais jamais prêté une oreille à la musique des américains. Enfin, nous ne sommes pas là pour refaire l'historique de ma connaissance de Chevelle...




On attaque donc "La Gàrgola" assez directement. Après une vingtaine de secondes d'une intro assez malsaine, la voix torturée de Pete Loeffler puis les lourds et puissants riffs démarrent. La batterie est martelée violemment et les riffs sont courts, directs et répétés. La puissance et l'énergie qui ressortent de cette chanson d'ouverture est remarquable. Malgré un son assez "sale" et brut, l'ensemble du trio d'instruments est facilement distinguable. Ce qui est également marquant c'est que le refrain entre immédiatement en tête et reste ancré. Une très bonne entame donc !
D'ailleurs, pas le temps de se reposer, que la suite logique d"Ouija Board" se présente à nous. Là encore, la puissance et l'énergie sont les maîtres mots de "An Island". Le refrain s'ancre aussi immédiatement en tête.


La voix particulière de Pete Loeffler ajoute un plus indéniable à la musique de Chevelle. Voix singulière, qui présente des similitudes avec celle de Maynard James Keenan, chanteur charismatique de Tool.
La comparaison avec les maîtres incontestés du métal progressif ne s'arrête d'ailleurs pas qu'au chant. Ainsi, "Take Out The Gunman" intensifie encore le rapprochement entre les deux groupes. Après le ralentissement à la fin de l'énergique et rythmée "Jawbreaker", qui assure parfaitement la transition, cette chanson, plus aérienne, planante et lourde que les précédentes, apporte une variété bienvenue à l'album.
Cette analogie se retrouve d'ailleurs aussi dans "Hunter Eats Hunter". Ici, les riffs sont plus lents et encore plus lourds; ils ajoutent un aspect sombre et oppressant à la musique proposée. Ce sentiment est d'autant plus renforcé par le chant torturé, plus violent et énervé. "The Damned" tout aussi lente, avec des riffs lourds, une basse qui ronronne avec des notes lancinantes qui se répètent, renforce l'impression de noirceur que l'on ressent aisément...
Quand tout à coup, le riff de fin laisse place à un break d'un autre esprit : "One Ocean". Cette magnifique ballade, très simple, épurée, voire intimiste, apporte de la diversité à l'album. Les arpèges aériens, la batterie et la basse très légères permettent de nous laisser bercer et transporter. La beauté du chant atteint ici sont paroxysme.


Après ce break bien senti, il est temps de passer à la dernière partie de l'album. "Choking Game" arrive et l'on repart dans l'énergie du début. Les riffs sont, de nouveau, puissants, la violence de la rythmique est de retour et la voix redevient saturée. Comme pour le reste, le refrain reste de suite en tête. Le break au milieu de la chanson très métal, qui se répète également à la fin, ferait headbanger un décapité, grandiose !
"Under The Knife" possède la même structure, sauf que cette fois, la rage dans le chant est omniprésente. C'est violent, c'est puissant, c'est jouissif !
Enfin, "Twinge" vient conclure l'album. A nouveau, une ambiance plus reposante et planante s'affirme. La voix très aérienne sur le refrain se rapprochant désormais de celle de Chino Moreno (Deftones). 




Une très belle conclusion d'un album, non pas débordant d'originalité, mais en tout cas régulier et qui possède une ambiance propre. L'efficacité de l'alternance chansons énergiques/chansons plus lentes et planantes en fait un album loin d'être ennuyeux. Les riffs et les refrains efficaces ainsi que la puissance de la rythmique contribuent à la lourdeur ressentie, tandis que la très belle voix de Pete Loeffler, parfois torturée, ajoute une autre dimension, une autre ambiance à l'univers de la musique de Chevelle. Univers qui possède certes des similitudes avec Tool  (la voix y contribuant fortement), mais pas que.    
Un album costaud, de qualité, qui ne me fait aucunement regretter de m'être de nouveau intéressé au cas Chevelle !
















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