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lundi 22 septembre 2014

Live report : Mfest 2014 (1ére partie 05/09)

















C'est avec une affiche particulièrement éclectique, alléchante et surtout ouverte à l'internationale, que le joli site de la Salle des Quatre Vents à Rouziers-de-Touraine (c'est long à écrire tout ça...!), près de Tours, nous a accueilli, pour la quatrième édition du Mfest. La qualité de l'affiche, mêlant groupes locaux, nationaux et pour la première fois pointures internationales, ne pouvait annoncer que du bon. Reste désormais à connaître concrètement ce que vaut le festival...

Welcome to Mfest !




Malheureusement, c'est avec un peu plus d'une demi heure de retard que j'arrive sur le site du festival. Le temps de faire le tour complet de la salle pour accéder à l'entrée du festival (léger détour, mais cela évite surtout de faire le chemin à pied sur la route pour accéder = sécurité !), que le bracelet de papier du pass deux jours est enfin autour de mon poignet. Le set du premier groupe étant déjà presque fini, un petit tour à la grande tente du merchandising s'impose. Le tour fut à vrai dire, relativement vite fait, dommage que si peu de stands étaient présents...


C'est donc avec Regarde Les Hommes Tomber que j'allais lancer les hostilités. Tout comme moi, une bonne partie du public devait connaître au moins de nom le groupe, mais à vrai dire, je ne me suis jamais trop penché sur la musique des nantais. Grossière erreur, puisque c'est une première claque qui allait s'offrir à moi ! Ici pas de riffs superposés à l'enchaînement ultra rapide et à la vitesse destructrice, ici on fait dans la puissance, la lourdeur, la froideur, la mélancolie. Les lights intimistes voire inexistants, puisque le groupe jouait quasiment dans le noir, ajoutent un plus indéniable à l'aspect très froid et sombre de la musique proposée. Les riffs sont puissants et torturés, la batterie et les notes de basse sont martelées et les cris de rage du chanteur ajoutent, à la mélancolie ressentie, un côté oppressant, presque malsain, au black/sludge des français. Dommage que le son du chant soit d'ailleurs en retrait par rapport à l'instrumental. Il est dommageable également que le public fut aussi peu nombreux à cette heure... Cela n’enlèvera pourtant rien au set impeccable de la formation. Une très bonne entrée en matière et un groupe auquel il va falloir que je m'intéresse plus régulièrement, assurément !

L'ambiance si froide de Regarde Les Hommes Tomber !




Premier très grand changement d'univers avec l'arrivée de Smash Hit Combo. Que nous proposent les alsaciens ? Du rapcore ? Oups...aurais-je eu tendance à dire avant le début du set....puis les première notes résonnent, les riffs sont lourds, dynamiques, les breakdowns sont bien sentis et omniprésents. Certes le chant rappé et les paroles accès sur la culture geek/gamer peuvent en rebuter plus d'un, mais on ne peut pas enlever au groupe un certain talent musical. On ne peut également pas du tout enlever aux membres du combo l'énergie contagieuse déployée. Tout le monde jump sur scène et tous les ados dans le pit également (c'est dingue tous ces jeunes sortis soudainement de nulle part !). Le groupe est extrêmement proche de son public qui le lui rend vraiment bien. Bref, vous l'aurez compris, ce n'est certainement pas un style que j'écouterais tous les jours (surtout les chansons sonnant vraiment néo...) mais l'envie et l'énergie proposées auront au moins permis de casser mes à priori et certainement ceux d'autres métalleux aguerris présents.

Smash Hit Combo, tout est dans le nom




Nouveau changement d'ambiance, puisque Ad Patres se présente maintenant sur scène.Ce groupe de bordelais,  relativement jeune (fondé en 2008), va nous pousser un peu plus loin dans l'extrême. La violence et la puissance déployées seront marquantes d'entrée. Même si le brutal death métal n'est certainement pas le style qui me plaît le plus, il m'est tout à fait aisé de dire que la rapidité d'exécution et la maîtrise technique sont impressionnantes à voir en live. Tout ceci étant parfaitement servi par un son tout simplement parfait. Le groupe nous aura également gratifié d'une réelle joie et envie d'être présent. L'accueil du public aura été à la hauteur, en témoignent les nombreux pogos et autres slams (dont un slam du chanteur). Une très belle prestation en somme, pour un groupe qui ne paraît pas si jeune en terme de maîtrise musicale.

Ad Patres




Place maintenant à la tête d'affiche de cette journée...et quelle tête d'affiche ! Car ce soir, nous accueillons les fondateurs du grindcore : Napalm Death ! Plus de trente ans de carrière derrière eux, excusez du peu. Et pourtant, j'avoue que je n'ai absolument jamais réellement écouté le groupe. Quelle erreur ! Et quelle claque je me suis pris ! La musique est rapide, puissante, ultra précise et calée. Malheureusement quelques problèmes de micro viendront ternir le début de prestation du charismatique "Barney". Ce chanteur au look de parfait père de famille anglais, qui contraste totalement avec la violence de ses paroles et son attitude sur scène. Car le sieur, débordant d'énergie, court partout, tourne en rond sur la scène, grimace, sue à pleines eaux, telle une bête affamée. Il n'hésite d'ailleurs pas à beaucoup communiquer avec son public entre les chansons, sur la politique, l'égalité des sexes, la religion etc...Captivant, au point de retenir à lui tout seul l'attention du public. Les autres membres, un peu moins en vue donc, n'en sont pourtant pas en reste. Les riffs à la guitare et à la basse sont ultra rapides, la batterie totalement maltraitée, un vrai rouleau compresseur musical ! La deuxième voix, celle du guitariste Mitch Harris, si criarde, aiguë et particulière, complète parfaitement celle du frontman.
Le pit, qui s'est échauffé toute la soirée, aura totalement explosé, l'ambiance et le nombre de pogos auront d'ailleurs atteint le paroxysme de cette première journée de fest.
Si vous ajoutez en plus un long moment de "serrage de mains" à la fin du set, de partages de petits cadeaux (setlists, médiators), vous obtiendrez un set gigantesque ! Une véritable claque !    


Les légendes Napalm Death !




à suivre...














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