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mercredi 22 octobre 2014

Live report : In Flames, la Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand.



















Le rendez-vous était pris, depuis cet été déjà, à la coopérative de mai de Clermont-Ferrand afin d'assister à un show de la tournée d'In Flames. Pour avoir déjà testé, l'an passé, l’acoustique de la Coopérative de Mai lors d'un concert "made in france" excellentissime, et pour connaître ce que valent les suédois en live, je peux facilement vous dire que j'attendais avec impatience ce concert; j'avoue que c'était un peu aussi pour savoir ce que vaut réellement le dernier effort des suédois... Je veux bien entendu parler de "Siren Charms", album sorti récemment qui pousse encore plus loin le côté mélodique du groupe.
Mais, nous n'en sommes pas encore tout à fait là, commençons par le commencement...




Tandis que la file d'attente grossit progressivement devant l'entrée de la "Coopé", il est temps de faire valider son billet, se faire fouiller, de jeter un premier coup d'oeil au merchandising officiel du groupe ainsi que d'aller se chercher une bière, quand déjà, les notes d'intro du premier groupe résonnent.
Et, ce n'est pas un, mais deux groupes, qui me sont d'ailleurs totalement inconnus, qui auront l'honneur d'ouvrir le bal.
On attaque donc avec le metalcore des anglais de While She Sleeps. Ce groupe assez récent (2008) sait parfaitement bien se mettre un public dans la poche. Le show, énergique à souhait, aura été intense et très bien maîtrisé. La musique est puissante et violente, et les breaks font mal aux cervicales.
La salle n'aura pas mis très longtemps à se remplir, et le public n'aura également pas mis bien longtemps à se chauffer. Ça jump, pogotte, répond dans tous les sens; le metalcore efficace et l'énergie débordante de WSS aidant bien. Le groupe avait fortement envie d'en découdre et cela se ressentait fortement.
Le son du chant fut malheureusement un peu en retrait, surtout pour la partie des chœurs. Mais cela n'a absolument pas gâché la belle prestation que nous aura proposé WSS. 
D'ailleurs, l'ambiance déjà impressionnante dans la fosse n'augure que du bon pour la suite...

While She Sleeps, un show très énergique !







Malheureusement, bien que la qualité de Wovenwar n'est absolument pas à démentir, il est vrai que le heavy plus léger des américains aura un peu cassé la bonne ambiance ressentie pour WSS. D'ailleurs, l'ordre de passage est étonnant, puisque Wovenwar n'existe seulement que depuis un an ! Personnellement, au vu des styles proposés, j'aurais bien inversé ces deux premières parties, mais ce n'est bien entendu que mon avis. Les quelques soucis de son vont malheureusement desservir le groupe. La prédominance des basses (grosse caisse et basse) aura malencontreusement écrasé le son des guitares solos, qui semblaient pour le coup vraiment en retrait. A force d'écouter les compositions du groupe, l'on se rend compte au fur et à mesure, que la similarité dans le style des différentes voix n'aide pas à l'originalité. Surtout que quatre des cinq membres chantent quasiment de la même façon...
C'est à ce moment que l'on se dit : "mais pu**** crie un peu !". C'est d'ailleurs sur un de ces rares passages criés que la diversité apparait soudainement.
Dommage car la composition est sinon de qualité, les rythmiques très intéressantes, les riffs accrocheurs, les solos bien placés, mais la lassitude arrive vite vis à vis de ce chant. La prestation aura été intéressante mais aura eu un goût d'inachevé essentiellement à cause du chant un peu trop linéaire voire trop léger.
La réaction des auditeurs s'en est fait ressentir...

Wovenwar, du heavy assez léger.







Dès que l'obscurité de la salle et de la scène est de retour, l'on sent que le public est bien là pour voir le groupe phare de cette soirée : In Flames !
L'intro d'"In Plain View" sur les samples puis l'arrivée progressive de la batterie, guitare et basse attaquent de fort belle manière le show. Cette chanson qui introduit parfaitement le dernier album réalise le même effet en live. On entre doucement dans le vif du sujet sur les couplets pour atteindre l'explosion sur le refrain ! La fosse est déjà totalement en ébullition, cette dernière partie de soirée confirmera sûrement mes propos sur l'ambiance lors de la première partie.
L'enchaînement avec "Everything's Gone", deuxième chanson de "Siren Charms" se fait parfaitement bien. 

Serait-ce l'ombre d'In Flames qui se profile à l'horizon ?


Malheureusement, une nouvelle fois, le son du chant n'est pas au top, en retrait. Les basses semblent une nouvelle fois omniprésentes et l'on distingue difficilement les solos. Est-ce un problème de balances sur l'ensemble des groupes ? Un problème de placement (j'étais placé au fond de la fosse, légèrement en retrait sur la droite de la scène) ? Toujours est-il que je n'étais pas le seul dans ma zone, à penser que le son manquait vraiment de puissance ! Dommage pour un groupe de la trempe d'In Flames !
D'autant plus que le groupe est en pleine forme, bien dynamique et Anders Fridén, totalement décontracté, n'hésite pas à beaucoup communiquer avec son public ainsi qu'à user du second degré et blaguer. Il fera même monter une jeune fille sur scène pour qu'elle puisse filmer, sympa !

Anders Fridén au sommet de sa forme.


Évidemment, les deux derniers opus du groupe seront largement représentés avec plus de la moitié de la setlist qui leur sera consacrée. Le combo n'en oublie néanmoins pas les albums plus anciens en piochant allégrement dans huit de ces onze albums studios. L'accueil et l'ambiance montent d'un cran supplémentaire sur les chansons plus anciennes et les hits qui ont fait la réputation du groupe. Pourtant, les titres issus de Siren Charms sont loin d'être mauvais et se défendent même plutôt bien en live, à part peut être la trop lisse (pour ne pas dire plate...) "With Eyes Wide Open" et son intro mielleuse, digne des génériques de séries télé américaines des années 90, ou encore la très mollassonne et insupportable "Through Oblivion" qui reste réellement indigeste, même en live... l'ambiance en a d'ailleurs pris un coup sur cet enchaînement (heureusement que "Paralyzed" releva un peu le niveau entre ces deux chansons...).


C'est à ce moment que les choses sérieuses recommencent enfin avec "Ropes" puis l'enchaînement parfait des hymnes métalliques "Cloud Connected" et "Only For The Weak" qui nous réveillent enfin de notre torpeur et obtiendront la palme des plus gros jump de la soirée ! Même la magnifique ballade "The Chosen Pessimist", en guise de break, semble bien plus intense et puissante que certaines nouvelles chansons... Ces huit intimistes minutes de ballade n'en auront pas pour autant casser l'ambiance festive et l'accueil très bon enfant que le combo aura reçu ce soir.


Vient ensuite "Rusted Nail", single du dernier opus, qui, passé son intro une nouvelle fois à la sauce "Beverly Hills", se révèle plutôt intéressante en concert, notamment grâce à son refrain et son riff principal accrocheurs.
Le light show fut une nouvelle fois irréprochable, ce qui n'est maintenant pas une nouveauté. Parfaitement en rythme, toujours très coloré et personnalisé, il accompagne parfaitement l'ensemble des chansons proposées. Dommage que l'utilisation de la pyrotechnie, dans une petite salle comme celle de la "Coopé", soit impossible...
Le quintette terminera son set par le trio "The Mirror's Truth", le rouleau compresseur "Deliver Us" parfaitement taillé pour la scène (ah, je l'attendais celle là...!) et la non moins explosive "Take This Life" en guise de conclusion, idéal pour terminer en beauté ce set de plus d'une heure et demi.

Un light show toujours impressionnant !




Pour ma troisième fois en concert, In Flames, m'aura une nouvelle fois démontré qu'il est l'un des meilleurs groupes de scène que je connaisse. Toujours très énergique, dynamique, le groupe détonne par son côté très pro et sa capacité à être proche de son public. L'ambiance exceptionnelle et la fosse survoltée auront été parfaitement à la hauteur du set proposé. Au rayon des regrets, on peut noter que le groupe n'aura pas effectué de rappel, même si, il est vrai, jouer dix-neuf titres, c'est déjà pas mal.
In Flames, pourtant si décrié après la sortie de "Siren Charms", reste une machine à tube et un groupe à absolument aller voir en concert, que ce soit à l'occasion de gros festivals ou encore mieux dans des salles plus confinées. Car les suédois, malgré plus de vingt ans de carrière et des tournées à travers le monde, restent incroyablement simples, décontractés et toujours à la hauteur de l'évènement.





Setlist :

1. In Plain View
2. Everything’s Gone
3. Fear Is The Weakness
4. Trigger
5. Resin

6. Where The Dead Ships Dwell
7. With Eyes Wide Open
8. Paralyzed
9. Through Oblivion
10. Ropes
11. Delight And Angers
12. Cloud Connected
13. Only For The Weak
14. The Chosen Pessimist
15. The Quiet Place
16. Rusted Nail
17. The Mirror’s Truth
18. Deliver Us
19. Take This Life















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