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jeudi 14 mai 2015

Live report : Metal Culture(s) V (2éme partie 01/05)















Après une soirée d'ouverture déjà particulièrement riche en qualité et en émotions, la deuxième journée du Metal Culture(s) V commence pour moi directement à la Chapelle avec The Great Old Ones.
Les bordelais font dans le post black metal et on peut dire que ça fait mal ! L'assistance est plutôt clairsemée en ce début de soirée, qu'à cela ne tienne, le groupe n'est pas là pour s'en émouvoir. Les lights sont fournis et froids, à l'image de la musique proposée : violente, épique et froide. La mise en scène est impeccable, peu de mobilité des membres qui ont les capuches vissées sur la tête. Les deux chanteurs, de part et d'autre d'une sculpture en fer forgé, ont un charisme impressionnant. Dommage que le son, particulièrement fort (on y reviendra...) au niveau de la rythmique, noie un peu une des deux voix. Le son est d'ailleurs tellement fort, que l'on a du mal à distinguer le sample narratif qui nous sera proposé sur l'introduction d'une des chansons. Dommage, car cela donnait une impression de brouillon qui du coup nous empêchait de parfaitement distinguer les ambiances lors des passages plus calmes et mélodiques. La communication fut extrêmement minimaliste durant ces cinquante minutes, l'activité du public aussi, mais on ne peut peut être pas trop reprocher cela à un jeune groupe (2009) dont la musique est basée sur la froideur.
Une impression mitigée, essentiellement due au fait du volume du son, qui a empêché de bien apprécier les subtilités de la musique proposée... Mais, je le rappelle, le black n'est pas non plus mon style de prédilection.

Dans la froideur de The Great Old Ones.




Troisième expérience personnelle avec les poitevins de Trepalium et troisième super concert. Tandis que seulement quatre des cinq membres sont présents sur scène (le deuxième guitariste s'étant apparemment blessé...) le groupe assure quand même comme de beaux diables, ou plutôt comme de beaux marabouts. Les ambiances du dernier album, très rock et jazzy, inspirées des années trente, sont une nouvelle fois parfaitement retranscrites sur scène, que ce soit au niveau du décor (deux énormes poupées vaudous trônaient à l'arrière de la batterie et des guirlandes d'ampoules étaient accrochées à divers endroits), des costumes des musiciens (costumes, gilets, cravates sont de rigueur) et même des petits pas de danse pour le guitariste. Le maquillage style sorcier du chanteur, "KK", fait également son effet, bien que son air nonchalant et blasé peut toujours surprendre. Il est pourtant, comme à son habitude, très communicatif et remuant et il n'hésite également toujours pas à placer quelques petites piques ou blagues, pour détendre l'atmosphère. Mais évidemment, c'est bien la musique du combo très groovy qui nous invite à ne pas rester immobile. D'ailleurs la fosse se mettra enfin à bouger durant le show, avec l'arrivé des premiers slams et pogos, en fin de set.  Les lights sont dans des tons assez clairs et nous font profiter au maximum du spectacle proposé et du jeu impeccable des musiciens. Les riffs, rythmiques et solos sont tous très recherchés, toujours bien placés et collent parfaitement à l'ambiance proposée. Enfin, vous l'aurez compris, le death n' roll/groove metal très riche et énergique du groupe aura une nouvelle fois fait complétement mouche.

Trepalium et son ambiance des années folles !




Voici désormais l'OVNI du festival, gros changement d'ambiance, auquel je ne m'attendais pas vraiment, pour le prochain groupe : bienvenue dans la quatrième dimension ! Chemise sur t-shirt, bandana vissé sur la tête du batteur, projections de diverses images et vidéos en arrière plan, tambourin sur la charleston, effets wah-wah,  nous voici tout droit revenu à l'époque de Woodstock. Car les Bordelais de Mars Red Sky nous proposent un stoner psyché très old school digne des 70's. Les riffs et les rythmiques sont décousus, le son est lourd, gras et très saturé, et les ambiances sonores sont diverses et travaillées. Le show et la musique se révéleront sympathiques surtout au niveau de la rythmique, de la créativité et des mélodies. On arrive petit à petit à entrer dans la prestation si intemporelle et dans la musique, parfois lourde et lente, parfois planante plus rapide et aérienne, portée par la voix si particulière et unique de Julien Pras. Le groupe a l'air plutôt timide, ne communiquant que très peu avec nous, histoire d'assurer le minimum. On pourra peut-être seulement regretter la position du groupe au niveau du running order, car il est vrai que calé entre Trepalium et Punish Yourself cela dénote un peu avec les ambiances précédentes ou qui se préparent... Histoire de notoriété peut être... L'accueil réservé aura été néanmoins très positif, quelle curiosité de voir des metalleux les yeux fermés, à danser dans une ambiance assez calme et pour le coup surréaliste, dans un festival de metal ! Un show qui s'est donc révélé intéressant, que je retiendrai positivement, pour preuve, j'ai encore des chansons en tête, presque quinze jours après...!   

Bienvenue dans l'univers de Mars Red Sky !




Punish Yourself arrive maintenant sur scène pour clôturer cette deuxième soirée de festival et la salle est enfin pleine pour assister au show. Malheureusement, moi qui n'aura jamais eu l'occasion de voir un show avec les peintures fluorescentes, ça ne sera pas ce soir que j'en aurai l'occasion, le groupe jouera en noir et blanc sur cette tournée. Dommage car cela en valait le coup je pense. Car un show de Punish Yourself c'est avant tout un show visuel, leur réputation ayant bien sur été beaucoup fondée sur le live. Et pour être visuel, c'est visuel ! Danseuse, jeux de flammes, étincelles de meuleuse sur morceaux de ferraille, jets de mousse, tout y passe. Le chanteur, vx69, déborde d'énergie, il bouge dans tous les sens et se dépense sans compter, dommage que les musiciens qui l'accompagnent soient un peu plus réservés et statiques... 
La musique est efficace et colle parfaitement au show proposé, naviguant entre indus, punk, techno, hardcore et encore plein d'autres styles. Je regretterai seulement l'absence de bassiste (mais là c'est le bassiste qui vous parle...), même si les éléments de basse sont apportés par les samples. C'est à ce moment que l'on va aborder le point faible de la prestation (et peut-être du festival en général d'ailleurs) : le niveau sonore ! Bon sang, pourquoi était-ce aussi fort ? Surtout que la sur-saturation des guitares n'aide pas au discernement des mélodies. Car malgré la simplicité des riffs, on aimerait quand même discerner quelque chose. Je ne vous parle donc pas des moments où les samples technos s'additionnent... Dommage car cela a vraiment nuit au show, les bouchons d'oreilles étaient vitaux et du coup amplifiaient encore plus le côté sur-saturé du set... Cela n'a heureusement pas empêché la fosse de bouger, sauter, pogoter, slammer dans tous les sens, tant mieux ! Une première expérience personnelle intéressante mais pas parfaite, mes attentes étaient en même temps placées très haut...

Punish Yourself, un show très visuel !




La deuxième soirée s'achève donc, avec surement un peu de fatigue pour les protagonistes metalleux. Une soirée particulièrement éclectique au niveau musical, mais rempli de concerts de grande qualité. Le public s'est bien rodé après deux soirées qui l'on fait monter en puissance...vivement demain ! 
A suivre...












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