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lundi 18 mai 2015

Live report : Metal Culture(s) V (dernière partie 03/05)















Suite aux deux premières journées du festival Metal Culture(s) V, remplies de bonnes découvertes et de confirmations live, il est déjà temps de passer à la troisième et dernière journée du festival.
Et quoi de mieux, pour ouvrir cette soirée, que les Limougeauds de Lizzard, groupe que j'ai beaucoup écouté, notamment avec leur première album "Out Of Reach", mais que j'ai, à plusieurs reprises, manqué en concert, pour diverses raisons. J'étais donc particulièrement impatient, comme la majorité du public, de découvrir le groupe en live. Pour tuer directement le suspense : quelle claque ! Bien que je me doutais, au vu de la qualité musicale proposée, que le groupe allait vraiment me plaire en concert, je ne m'attendais pas vraiment à ça. Le show aura été, du début à la fin, impressionnant et surtout musicalement irréprochable. La musique est variée, riche, on sent que le groupe est en recherche constante de sonorités et de mélodies diverses et implacables. Les riffs sont efficaces, les mélodies magnifiques, pour un style hybride entre rock et metal. Que ce soit au niveau de la guitare, de la basse, de la batterie ou de la voix, chacun joue sa partition à merveille. En parlant de la voix, que dire de celle de Mathieu Ricou ? Singulière, puissante, sans jamais tomber dans l'excès. Les passages criés ne sont jamais exagérés et tombent quand il faut. En outre, ce qui m'a notamment frappé, c'est que malgré le fait que le groupe joue en trio, les chansons sont toutes aussi riches que sur album. Cela grâce à l'utilisation d'une pédale looper, qui permet de répéter les parties en arpèges tout en permettant de jouer d'autres mélodies ou solos par dessus, ce qui enrichit considérablement les morceaux. Les compositions très rock et aux multiples sonorités du dernier opus, en sont donc parfaitement retranscrites, elles auront reçu un très bel accueil, comme toute la durée du set d'ailleurs. Lizzard en live, c'est sans aucun conteste beau, ça joue, ça envoie, c'est grand, c'est "Majestic" ! Bravo à eux !  

Lizzard, un concert riche et envoûtant.




Sticky Boys sera le prochain groupe à fouler la scène du fest. Et on peut dire qu'ils auront parfaitement mis l'ambiance dans la Chapelle ! Le trio, en uniforme (chemise en jean et short), nous distille un hard rock très simple mais terriblement efficace. Pas de place aux émotions, rien que du rock burné comme il se doit. C'est ultra énergique, rapide et intense.
Mais, ce qui caractérise encore plus le groupe c'est la prestation scénique qui est proposée ! Les trois membres sont de véritables bêtes de scène, ils courent partout, headbanguent à tout va et donnent littéralement tout sur scène. Que c'est bon de voir ça ! Une prestation qui aura définitivement lancé l'anarchie dans la fosse ! Le public aura superbement répondu présent, en headbangant, dansant, sautant et répondant allègrement aux sollicitations d'Alex, le chanteur, extrêmement communiquant, lui qui haranguait sans répit le pit. L'apothéose sera atteinte lorsqu'il nous transmettra le message que le groupe étant parisien, les membres ne connaissaient jusque-là pas Guéret, et que, pourtant l'ambiance y est vraiment bonne, et puis, mettre le feu dans une chapelle ça ne peut que faire du bien, car le rock ou le metal n'a pas de religion, et c'est bien vrai ! 
Un superbe moment de rock n' roll qui aura parfaitement emballé les metalleux présents et aura mis le feu à la Chapelle. Un moment de communion intense entre un groupe et son public comme on n'en vit finalement pas souvent. Le groupe nous a donné rendez-vous devant la Main Stage 1 du Hellfest le 19 juin prochain, et j'en serai, pour me reprendre à nouveau une belle calotte, par ce groupe et son hard rock taillés à 200% pour la scène.

Sticky Boys : le groupe de scène par excellence !




Je ne sais pas si j'ai à nouveau besoin de décrire un show de Dagoba. Du coup je vous propose, en guise de substitution, un petit historique de la ville de Guéret. Guéret, après avoir été la ville principale de la partie haute du comté de la Marche et le chef-lieu du nouveau département en 1790, est aujourd'hui la préfecture de la Creuse, ses habitants sont appelés les Guérétois...
Non mais, blague à part, est-ce que j'ai besoin de dire, comme d'habitude, que le groupe est toujours à fond, que leur musique est faite pour tout retourner, que la prestation de Franky à la batterie est incroyable ? Est-ce que j'ai également besoin de dire qu'ils sont très proches du public, qu'ils mettent l'ambiance et qu'ils retournent à chaque fois le pit qu'ils ont en face d'eux ? Non, car il me semble qu'à chaque report que je fais sur une de leur prestation, je vous mentionne tout ça. Et comme d'habitude, les circle-pit et wall of death étaient évidemment de sortie. Certainement moins impressionnants que lors de la dernière édition du Hellfest certes, mais au contraire bien plus intéressants dans une petite salle, où quasiment tout le public s'y est mis. C'est d'ailleurs ce que j'attendais particulièrement de leur concert, voir ce que va donner un set d'un groupe devenu incontournable sur la scène Française, dans une petite salle, neuf ans et six concerts après ma première expérience au Printemps de Bourges. Et bien, c'est autant énorme que d'habitude. Voire presque mieux, puisqu'on a pu assister à un show en toute décontraction. Shawter, le chanteur (et non pas l'inverse...), se permettant même de slammer ! Le groupe aura d'ailleurs été étonné de la réaction positive du public et de la température qui montera largement d'un cran durant leur set.  Il nous aura même gratifié d'une nouvelle chanson à paraître sur leur prochain album, et ça promet ! Encore une fois, un set impeccable pour les Marseillais.

Dagoba sait parfaitement comment s'y prendre avec un public.




Le dernier concert de la soirée et du festival arrive déjà ! Ce sont les Belges d'Arkangel (que je ne connais pas du tout) qui auront l'honneur de clôturer ces trois jours, et ils étaient visiblement attendus. Rien de tel que du metalcore pour définitivement achever le pit, qui a déjà pas mal donné en ce dernier jour. Et il n'y aura pas de quoi rigoler, Arkangel est présent ce soir pour tout casser sur son passage... Quelle violence déployée !
La fosse en profite pour bouger dans tous les sens, mosher, sauter, pogoter, slammer et épuiser l'énergie qu'il lui reste. Malheureusement, une nouvelle fois, et à notre grand regret comme la soirée précédente, le son était très fort, trop fort ! Superposez deux guitares et une basse, sous accordées, qui jouent rapidement avec une batterie, parfois en deux temps, et un son beaucoup trop haut, et vous obtiendrez vite quelque chose d'assez inaudible. Quel dommage, car du coup, les parties de la guitare soliste étaient difficilement discernables. La qualité des solos avait pourtant l'air d'être au rendez-vous et d'apporter une diversité bienvenue à la musique proposée. Au delà de ça, le set aura été intense et continuellement puissant et virulent. Le chanteur,  Baldur Vildmurdarson, se sera permis de tendre le micro à un fan dans le public, et, voyant que celui-ci connaissait bien les chansons, l'invita à monter sur scène en lui laissant la scène le temps d'une chanson, sympa ! Un concert prenant donc, malheureusement gâché par le niveau sonore une nouvelle fois bien trop élevé, mais qui aura parfaitement bien conclu ces trois jours de festival.

Les Belges d'Arkangel auront parfaitement achevé le pit !




Pour conclure, le Metal Culture(s) V aura été une large réussite ! Riche en contenu, en expériences, en éclectisme dans les genres musicaux représentés, mais restant pourtant à taille humaine, cette cinquième édition confirme que le festival a parfaitement grandi en cinq ans et qu'il a déjà tout d'un grand ! L'ambiance et l'affluence auront été au rendez-vous, surtout sur la dernière journée où le public aura dignement répondu présent face à la qualité des concerts proposés. L'ensemble des artistes nous a gratifié de très bons shows, et ce, chacun dans leur style propre.  L'organisation aura été irréprochable tant au niveau de l'enchaînement des concerts, qu'à la gentillesse des bénévoles et au prix vraiment très abordable des pass mais aussi des consos et des sandwichs, un grand bravo à tous les bénévoles et aux organisateurs. Le seul bémol aura été au niveau sonore, où celui-ci était vraiment très fort, beaucoup trop porté sur les graves, rendant les sets des musiques plus extrêmes brouillons et presque inaudibles sur certaines parties. Malgré cela, le Metal Culture(s) reste et restera un festival à vivre et à revivre. Vivement l'année prochaine !  











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