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dimanche 28 juin 2015

Live report : Hellfest 2015 (1ére partie 19/06)


















Dixième édition, l'édition 2015 du Hellfest est la dixième, voilà qui a de quoi donner l'eau à la bouche ! Alors, lorsque l'affiche "best-of" nous a été dévoilée et lorsque l'on a appris que l'intégralité des pass 3 jours ont été vendus en moins de trois semaines, on ne pouvait que pressentir que cette édition anniversaire allait se révéler grandiose !
Pour la troisième fois après les éditions de 2012 et 2014, Army Of Headbangers été présent au festival de l'Enfer. Voici le report de cette dixième édition haute en couleur !

En avant pour récupérer son bracelet !




Après être arrivé légèrement plus tard que prévu sur le site du Hellfest (aux alentours de 11h) et le temps de se garer sur le parking, de remonter à pied la longue route jusqu'à l'entrée du fest, d'attendre de récupérer le précieux bracelet, l'arrivée au sein même du site se fera seulement sur les coups de 12h. Première belle surprise dès l'arrivée, la déco a l'air encore plus monstrueuse que l'an passé, notamment la cathédrale à l'entrée qui est cette fois fabriquée en dur, ça en jette ! Deuxième nouveauté, la puce RFID présente sur le bracelet qui permet de faciliter le contrôle des accès au site.
Autre nouvelle très belle surprise, de la pelouse recouvre désormais une très bonne partie du site, principalement devant les scènes, ce qui évitera les nuages de poussière gigantesques des années passées et permettra de s'assoir plus facilement en attendant les concerts, bien vu. La météo s'annonçant, une nouvelle fois et pour la deuxième année consécutive (une première depuis 2006), extrêmement clémente pour ce week-end (chaleur et soleil) toutes les conditions sont donc réunies pour passer un excellent fest.
Le temps de mettre un peu d'argent sur la carte cashless, autre nouveauté de l'année qui remplace les anciens et peu pratiques jetons des années précédentes, de récupérer la première bière du week-end, que déjà, il est temps de filer devant la Main-Stage 2, Main-Stage qui ont d'ailleurs également eu le droit à un joli relooking, avec de très belles décorations qui entourent leurs côtés et les écrans géants.

La magnifique cathédrale édition 2015 !




Premier concert personnel de cette édition 2015 donc avec Sylosis. Groupe que j'ai découvert très récemment avec leur excellent dernier album "Dormant Heart" qui m'avait fait inscrire le groupe en artiste à voir en priorité sur mon running-order personnalisé, et j'ai extrêmement bien fait ! Quel show ! Le trash metal des Anglais est parfaitement taillé pour la scène, on ne peut pas dire le contraire. Les riffs et les rythmiques sont ultras efficaces, la technique irréprochable, et la voix de John Middleton est impressionnante de violence, de puissance et de maîtrise. Alors, lorsque l'on ajoute un son irréprochable, parfaitement équilibré et une véritable envie du groupe à réveiller le public (déjà nombreux) de metalleux présents, on ne peut obtenir qu'un excellent show. Les premiers circle-pit sont évidemment déjà de sortie et annoncent la couleur : le public est déjà chaud ! Vous l'aurez compris, j'attendais avec pas mal d'impatience le set des Britanniques et je n'ai pas du tout été déçu, super premier concert, super découverte live et premier coup de cœur du festival, ça commence bien.

Sylosis, 1ére grosse découverte live du week-end !




13h30, l'heure de faire le tour des popotes et de trouver un point pour manger. Au niveau restauration, nous ne serons pas trop dépaysés, les stands sont à peu près les mêmes que l'an dernier et très variés. Au choix, des stands pour les viandards, pour les personnes aimant l'exotisme (nourriture asiatique, mexicaine, argentine, hongroise), pour les végétariens ou les personnes aimant le bio., stands de galettes et crêpes, tartiflette, moules frites, un bon éventail nous est offert. Direction le bois pour déguster un sandwich au bœuf et c'est reparti pour une après-midi qui s'annonce riche.


Godsmack, groupe connu et reconnu, qui se fait pourtant assez rare dans nos contrées, arrive, sur la MS 2, sur "For Those About To Rock" d'AC/DC, pas mal comme introduction ! A en voir l'affluence, le groupe était particulièrement attendu, et il ne nous aura absolument pas déçu. Un show à l'américaine, très pro et carré. Il n'y a aucun doute que les chansons "hybrides" du combo, oscillant entre hard-rock, heavy et metal pur, riches de riffs entraînants et de refrains fédérateurs, ne pouvaient qu'être efficaces en live. Le groupe et son leader/chanteur Sully Erna, particulièrement communicatif, font énormément participer le public. En témoignent le premier gros wall of death de la journée et les sollicitations au niveau du chant auxquels auront parfaitement répondu les festivaliers, qui ont l'air de parfaitement connaître les paroles des refrains terriblement accrocheurs. Le son, après un début timide, aura monté d'un niveau pour devenir précis et très bon par la suite. Le set se conclura par l'hymne "I Stand Alone", chanson qui m'aura fait découvrir la musique du groupe, il y a plus de dix ans de cela et que j'attendais avec beaucoup d'impatience. Godsmack était attendu, il aura parfaitement répondu présent.    

Godsmack, un show très pro.




Un évènement personnel va se produire pour cette édition, un concert sur la Warzone ! Car, malgré mes cinq participations, il me semble que je n'ai encore jusque là jamais assisté à un show sur cette scène, où plutôt sur cet espace à part, presque isolé du reste du festival avec ses propres bars et stands de boissons. Wolfbrigade me permettra donc d'inaugurer cet espace. Rien de tel que les Suédois et leur très efficace D-beat (sous genre du punk-hardcore) pour être baptisé d'ailleurs. Car le groupe n'est pas présent ici aujourd'hui pour faire des fioritures : ça va vite, c'est percutant, c'est intense, bref ça tabasse sévère ! Rien à signaler au niveau du son, qui aura permis d'éviter le brouhaha qui peut souvent arriver sur ce genre lorsque les balances sont mal faites. Malgré mon manque de connaissance, le groupe était relativement bien attendu par le public, la Warzone étant pleine et l'accueil très bon. Un bon concert dans le style.

Wolfbrigade et son hardcore très efficace.




Voici désormais les légendaires Motörhead. La foule compacte et immense prouve que le groupe est toujours plus qu'attendu, peut-être même encore plus depuis les soucis de santé récent de sa légende Lemmy. Soucis de santé qui auront malheureusement affaibli le leader du groupe, qui avait l'air particulièrement fatigué lors de ce set. Quelques ratés au niveau du rythme, un son plus faible qu'habituellement au niveau de la voix et un tempo globalement plus bas que d'habitude, ce qui se faisait assez ressentir sur les chansons rapides telles que "Overkill" ou "Ace Of Spades".  D'ailleurs, Mikkey Dee, batteur, aura révélé en conférence de presse que le tempo plus bas était un choix affirmé du groupe. Du coup, les chansons plus lentes telles que "Orgamastron" ou "Metropolis" auront été beaucoup moins "dénaturées". Mikkey nous aura gratifié d'un superbe solo de batterie et Phil Campbell assura comme un beau diable ses parties de guitare et ses solos. Le groupe ne nous aura pas offert le plus grand show que j'ai pu voir d'eux... Mais Lemmy commençant sérieusement à fatiguer, on ne peut que profiter de voir une légende comme ça, encore debout, assurant un set d'une heure dans la bonne humeur, à presque 70 ans et 40 ans de carrière...!

Motörhead, une légende ne meurt jamais !




Voici à présent Lamb Of God. Le groupe est bel et bien décidé à nous mettre une belle claque en pleine face, et ça se sent ! Randy Blythe est intenable, courant, sautant, headbangant dans tous les sens et haranguant la foule à la moindre opportunité. Le son est gigantesque et précis ce qui valorise vraiment bien la musique proposée. Le pit n'attendait que cela pour se réveiller et se déchaîner. Il sera, avec tous ces éléments positifs réunis, complètement retourné, les circle-pits et autres wall of death seront exécutés en masse et s'enchaîneront sans discontinuer, sous les ordres, bien entendu, de Monsieur Randy (qui réclamera le plus gros circle-pit du festival sur "Redneck"). Une bonne majorité des hits du groupe aura été jouée ce soir et en bonus, le groupe nous aura partagé un des prochains titre de son futur album à paraître le mois prochain. Un show dantesque qui aura transformé le pit en siége de guerre et qui prouve que Lamb Of God devient un des groupes chefs de file du metal mondial, sans aucune contestation possible. Assurément un des show de la journée et probablement du week-end !

Lamb Of God, au sommet de sa forme.




La bonne nouvelle de la soirée aura été l'inversion dans le running order entre Lamb Of God et Five Finger Death Punch ce qui aura permis, après la petite pause repas du soir, d'assister à l'intégralité du show de Mastodon, show que j'aurais au préalable dû écourter pour aller voir Lamb Of God. Et cela aurait bien été dommage, car ce concert de Mastodon sous la Valley (premier live personnel) aura été monumental ! Malgré un son un peu faiblard sur la première chanson, celui-ci se sera vite arrangé, au point d'atteindre rapidement l'excellence, puissance, lourdeur et précision le caractériseront tout au long du set. La puissance dans la voix de Troy Sanders est impressionnante et celles de Brent (guitare soliste) et Brann (batterie), bien que légèrement en retrait, complètent parfaitement celle-ci. L'accueil, sous la Valley, pleine à craquer, aura été parfaitement à la hauteur du show proposé et le public aura été totalement acquis à la cause du groupe, il n'en pouvait pas être autrement. La part belle aura été faite au dernier album des Américains, "Once More Round The Sun" ultra efficace en live, très percutant et direct. Le groupe aura assuré le minimum au niveau communication, mais personne n'aura pu lui en tenir rigueur, tant le maximum aura été donné au niveau de la qualité du set. De plus, au vu des sourires affichés par le groupe, la reconnaissance d'être présent était là, cela suffit amplement. De plus, cela aura permis un enchaînement impressionnant entre les chansons avec très peu de répit entre chacune d'entre elle. Le show de la journée et du festival, c'est évident.

Mastodon, un show aussi beau musicalement que visuellement.




Voici à présent la première déception du festival. Non pas que Meshuggah n'aura pas assuré un bon set, loin de là, c'est plutôt dans la qualité sonore qu'il faut se tourner. En effet, on peut aisément se dire qu'un groupe de cette ampleur aurait pu figurer en tête d'affiche d'une des Main-Stage, comme en 2011. Mais ce soir, c'est sous l'Altar que le groupe se produira. Le problème n'est pas forcément le son de la scène en lui même, mais la forte affluence, qui fait qu'à l'entrée de l'ex tente, le son manquait énormément de puissance, ce qui nuira fortement à la musique proposée. A part ce gros point noir, le set aura été excellent, des lights au top, une mise en scène impeccable et un Jens Kidman au charisme toujours autant impressionnant, mimiques et grimaces évidemment de sortie et beaucoup de communication et petits mots d'humour avec le public, comme à son habitude. Quel dommage que l'affluence ne m'ait pas permis de me rapprocher suffisamment (étant grand...) pour profiter au maximum du set et du son... Le set aura donc été personnellement écourté, tant pis...!

Quand soudain, une ombre surgit : Meshuggah !




Les derniers concerts de la journée arrivent déjà et avec eux la tête d'affiche de la journée, Slipknot. Au vu des questions post festival qui ont défilé sur le web, pas mal de festivaliers ont gardé en tête la mascarade qu'aura reçu le groupe en guise d'accueil lors du Fury Fest 2004. Qu'à cela ne tienne, le groupe a évolué depuis, le festival s'est largement professionnalisé et l'ambiance bon enfant caractéristique du fest ne pouvait augurer que du bon pour le show de ce soir. Et quel show ! Tout d'abord, la mise en scène aura été impeccable. Rampe éclairée, estrade au dessus de la batterie, jeu de lumière impressionnant, nacelles de percussions qui montent et tournent, effets pyrotechniques, tout y sera passé ce soir. Une ambiance parc d'attraction qui évidemment colle parfaitement à la décoration du fest et à sa grande roue. Le groupe était particulièrement attendu des jeunes, et des moins jeunes aussi d'ailleurs. Au niveau musical, pas grand chose à reprocher aux neufs de Des Moines. Les plus gros hits du groupe auront été joués, passant en revue l'ensemble de sa discographie. Seul un léger manque de puissance au niveau du chant clair et des guitares sera à noter. Le mystère restera par contre sur les percussions, puisque contrairement à d'autres show auquels j'ai pu assister, l'apport des deux percussionnistes, qui sont néanmoins de véritables showman, se révélera particulièrement faible au niveau sonore. Les nouveaux membres, bassiste et batteur, auront assuré leur partition comme il se doit, ce qui ne doit pas être si aisé pour un groupe de cette ampleur...
Corey Taylor, en parfait frontman et chanteur, n'aura eu de cesse de remercier et de déclarer son amour à la France, à ses fans, au fest et aux metalleux présents, bravo ! Le public lui aura bien rendu, répondant aisément à ses sollicitations, chantant à tue-tête les refrains, répondant et jumpant sans rechigner (c'est toujours un grand bonheur le passage assis puis jump de "Spit It Out" !).
Un très bon show, l'épreuve de passage de Slipknot au Hellfest aura été réussi avec brio.

L'excellent show de Slipknot.




Top 3 de la journée :

  • n°3 = Godsmack (pour ma première et ce show parfait à l'américaine)
  • n°2 = Lamb Of God (tout est dans le résumé)
  • n°1 = Mastodon (le concert de la journée, et du festival ?) 
La pelouse, une superbe initiative au niveau confort.




A suivre...












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