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lundi 6 juillet 2015

Live report : Hellfest 2015 (3éme partie 21/06)















Troisième et déjà dernier jour de l'édition du dixième anniversaire du Hellfest ! Et cette fois, contrairement à la journée précédente, pas question de trainer et d'arriver en début d'après-midi sur le site... Car cette dernière journée, jour de la Fête de la musique qui plus est, s'annonce particulièrement riche, avec pour trame de fond une soirée metal des années 90, mais pas que, puisque la matinée est aussi impressionnante dans sa programmation.

Le Hellfest, c'est aussi des grappes de ballons qui volent.




Malgré tous les meilleurs efforts du monde, dormir quatre heures, après déjà deux jours de fest derrière soit, ça ne donne pas beaucoup de courage pour se lever en ce dimanche matin, une nouvelle fois ensoleillé. Malheureusement, alors que j'aurais dû normalement attendre avec beaucoup d'impatience le premier concert de la matinée sous l'Altar, je n'arriverai seulement qu'à la fin du set d'Hypno5e... A ma grande surprise, l'affluence est assez importante pour un dimanche matin de fin de festival, signe qu'Hypno5e est en train d'entrer dans une nouvelle dimension. Bon, sur une chanson et demi, difficile de faire un report... En tout cas, sur ce que j'ai vu, le groupe avait l'air particulièrement en forme et énergique, sautant, courant dans tous les sens, avec un joli lancé et cassage de guitare et batterie en fin de set ! Le son avait l'air particulièrement remarquable, ce qui accompagna surement parfaitement le metal expérimental  des Montpelliérains. Dommage de ne pas avoir pu assister à plus...

Les français d'Hypno5e.




L'avantage des scènes couvertes, c'est que l'on peut tranquillement se poser, au frais, sans être gêné par le passage des metalleux et la poussière qui va avec. C'est donc dans cette situation que je vais assister au show de Nidingr. A la base, je ne prévoyais pas du tout de voir le groupe, mais puisqu'il n'y a pas grand monde, et que je n'ai aucunement envie de bouger, autant en profiter. Les Norvégiens nous proposent du black metal bien violent, puissant et sans aucun artifice. Ici, seule la musique importe, pas d'extravagance dans le décor (seul le nom du groupe est inscrit sur des panneaux lumineux), ni dans la mise en scène, les membres étant tout de noir vêtus. C'est froid, très peu de communication et de sourire, il faut donc vraiment aimer le groupe et le black metal pour apprécier le show. Quelques passages plus progressifs, aériens et mélodiques viendront tout de même amener un peu de diversité bienvenue au set. La Temple est particulièrement vide et le groupe recevra un petit accueil, avec seulement de très courtois applaudissements. Un show loin d'être mauvais, mais le manque de folie et d'originalité, à un horaire qui reste tôt pour un dimanche matin, n'aura pas renversé les spectateurs, dommage.

Le froid black metal de Nidingr.




Petit passage par un bar, pour récupérer la première bière de la journée, et direction la Main Stage 1 sans tarder pour assister au live d'Eths et ne pas être placé trop loin. Mon impatience de revoir le groupe en live, que je n'avais pas vu depuis 2012 et l'un des derniers concerts de sa frontwoman Candice, était aussi grand que ma curiosité de voir ce que donne le groupe avec sa remplaçante, un guitariste en moins et un nouveau batteur. L'affluence impressionnante me fera dire que je n'étais surement pas le seul dans ce cas. Autant vous rassurer tout de suite, Eths, malgré tous les récents changements, reste Eths. C'est à dire, un groupe qui possède une identité propre et qui est fait pour la scène, tous les membres se donnant à fond. Rachel, pourtant si frêle jeune femme, nous impressionne avec la puissance de sa voix. Les passages grawlés sont tout simplement dingues voire plus puissants que ceux de Candice. Le gros bémol arrivera sur les parties en chant clair, avec un son vraiment très faiblard sur ces parties. Alors, je ne vous parle pas des passages normalement chuchotés... On pourra également remarquer que la chanteuse semble très peu à l'aise avec ces passages à la voix claire, chantant plusieurs passages entiers en grawl, tandis que ces parties sont en chant clair sur les albums. Peut-être une future orientation du groupe ? Sinon, le son des instruments se révélera lourd et plutôt puissant. L'ensemble de la discographie aura été passée en revue, pour le bonheur de tous. Un bon show du quatuor, pas le meilleur que j'ai vu d'eux, mais il faut bien sur que tout le monde digère les nombreux changements de ces dernières années... Mais au vu des réactions dans le public et surtout des fans, le prochain album sera très attendu !

Eths et sa nouvelle chanteuse qui assure, Rachel !




Pas le temps de tergiverser, puisque The Haunted attaque son set dans cinq minutes, juste à côté, sur la MS2. Un groupe attendu au vu des metalleux présents, que je n'ai pourtant plus écouté depuis quelques années. Néanmoins, j'avais coché le nom des Suédois sur mon running-order, me doutant bien que sur scène, ça doit valoir son pesant de cacahuètes comme on dit. Je ne me serais absolument pas trompé. The Haunted ? C'est puissant, accrocheur et terriblement efficace ! La puissance dans les rythmiques est largement au rendez-vous, tout comme les riffs ultra rapides du style death/trash/groove metal hybride du combo. Seul un son relativement porté sur les basses, ou en tout cas beaucoup trop faible sur les aigües, aura légèrement dégradé la qualité sonore, empêchant de parfaitement distinguer les solos et parties mélodiques, dommage. Cela n'aura évidemment pas enlevé à la qualité du show, loin de là, ni à la reconnaissance du groupe envers la réunion de joyeux drilles qu'il aura en face de lui. Un concert pas fait pour les enfants (pourtant pas mal nombreux en ce jour du Seigneur) qui aura pas mal retourné le pit, qui n'attendait d'ailleurs que ça pour enfin se lancer. Un bon concert qui m'aura fait dépoussiérer mes vieux cd's dès les lendemain, c'est bon signe !  

Les Suédois de The Haunted.




Voici à présent un autre groupe que j'avais coché en gras sur ma programmation personnelle, je veux bien entendu parler de Red Fang. Il se sera passé quelque chose d'extraordinaire et d'impressionnant durant ce set, une déferlante et un flot ininterrompu de slams, dont une personne sur un matelas pneumatique ! Je n'avais encore jamais vu ça ! Comment pouvait-il en être autrement tant le stoner tantôt lourd, tantôt sautillant des Américains est parfaitement taillé pour la scène ? Tous les membres furent excessivement énergiques et surtout très complémentaires au niveau de la voix. Rien à reprocher au niveau du son, tant celui-ci était parfaitement équilibré entre les quatre musiciens. Le public totalement acquis à la cause des Américains aura sublimement répondu présent. Non seulement par les dizaines de slammeurs qui s'en seront donnés à cœur joie du début à la fin, je l'ai déjà dit, mais aussi par les différentes ovations qu'aura reçu le groupe, principalement lors des tubes "Blood Like Cream" et son refrain infaillible, sur le lancinant et très lourd "Into The Eye" ou encore sur le bondissant et très énergique, à la Queens Of The Stone Age, "Wires", qui aura fait jumper une bonne partie de la fosse. Je m'attendais peut être à un concert un peu plus fun de la part du quatuor, connaissant l'esprit de déconne dont fait preuve le groupe sur ses clips, il nous aura plutôt proposé un set carré, très pro et appliqué. Un excellent show, d'un des représentants les plus impressionnant et talentueux de la scène stoner actuelle, notamment quand on pense que le groupe ne s'est formé qu'en 2009...

Red Fang, un stoner parfaitement taillé pour la scène.




Petit détour par la case "manger", car il est l'heure, puis je vais essayer de rejoindre la Warzone pour une nouvelle re-formation récente évènement, celle de Snot. Malheureusement, étant arrivé plusieurs minutes après le début, il fut extrêmement difficile voir quasiment impossible de se frayer un chemin pour trouver une place convenable... Le syndrome Body Count, tout comme le groupe de fusion, peut-être qu'une programmation sur une des Main Stage aurait été plus adéquate. Des quelques minutes que j'aurais vu, le groupe avait l'air débordant d'énergie, le son précis retranscrivant bien la musique percutante et aux multi styles du combo. L'accueil avait l'air impressionnant, avec beaucoup de participations et de mouvements du public. Malheureusement, collé le long des barrières, excentré par rapport à la scène, avec un soleil de plomb, je me décide à quitter la zone, tant pis !     
Du coup, direction le bois, pour la dernière fois du séjour, afin de reprendre des forces avant d'affronter la très grosse dernière soirée qui se profile à l'horizon.

Tiens, mais que voilà ?




C'est par Cavalera Conspiracy que démarrera cette folle soirée. Un mot pour décrire ce set : génial ! Une fois n'est pas coutume, le père Max Cavalera est en grande forme, ça change énormément des dernières prestations que j'ai pu voir de lui... Il est énergique et arpente la scène de tous les côtés (oui, oui !), remplit d'envie et de sourires, cool ! Certes, malgré une puissance sonore assez intéressante au niveau du chant, la star brésilienne aura eu quelques ratés au niveau de la justesse de sa voix et du débit, surtout au début du set. Le son au niveau des instruments ne souffre d'aucun reproche, très puissant, surtout au niveau de la batterie d'Igor, célèbre frangin. A part ça, Marc Rizzo est toujours omniprésent et renversant sur ses parties solistes, jouant sa partition à merveille tout en bougeant dans tous les sens, ce qui confirme d'ailleurs qu'il est l'un des meilleurs guitaristes de sa génération. Le groupe passera en revue une bonne partie de ses hits, chansons que je n'avais pas écoutées depuis un moment, mais qui sonnent vraiment très bien en live. Comme à son habitude, Max fera énormément participer le public, surtout sur les chansons les plus connues du répertoire de ses trois (ex) groupes, Cavalera Conspiracy, Soulfly et bien sur Sepultura. D'ailleurs, quand on a eu l'occasion de le voir plusieurs fois en live, on commence un peu à se lasser d'entendre sans cesse les mêmes chansons de ces autres (anciens) groupes... Même si ces hymnes sont extraordinaires, fédérateurs et gage de super ambiance, on aimerait bien tout de même qu'il se consacre entièrement au groupe avec lequel il est venu. Le set finira évidemment sur "Roots Bloody Roots", probablement la chanson la plus jouée de l'histoire du Hellfest, et du Fury Fest réunis d'ailleurs, qui me fera quand même bondir comme un beau diable, avant que le son ne coupe net avant la fin... Maudit problème de son ! Le groupe nous remerciera directement et ne reviendra pas, incident qui sera indépendant de sa volonté (d'autres groupes ont eu le même problème sur cette scène durant le week-end...). Quel show !

Un Max en forme, ça change tout !




Dernier petit détour par les stands de nourriture afin de récupérer un magnifique wrap végétarien et ses frites bios et de déguster tout ceci devant le set d'Epica, de loin. Étant réellement très préoccupé par le remplissage de mon estomac, j'aurais seulement écouté le concert d'une oreille très distraite. La foule considérable nous montre que le groupe fait partie des références dans le style metal symphonique, à moins que beaucoup de metalleux ne soient amoureux de sa chanteuse... La voix de la magnifique Simone Simons l'est tout autant, impressionnante même ! Pas grand chose à dire d'autre, la réaction du public avait l'air d'être très bonne, probablement révélateur d'un bon concert.

Les flammes étaient de sortie pour Epica !




Passons maintenant aux derniers concerts de la soirée et du festival. Et, pour passer la meilleure soirée possible, rien de tel qu'un retour en plein milieu des années 90. Limp Bizkit attaquera le premier sur la Main Stage 1. J'avoue, sans aucune honte, que j'attendais pas mal le set des Biscuits Mous. Tout simplement, car leur prestation au Sonisphere d'Amneville, il y a deux ans, avait été monstrueuse ! Wes Borland arrive sur scène dans un accoutrement très coloré , dont lui seul a le secret : bottes rouges, veste longue au style bizarre et au col violet, courroie de guitare de toutes les couleurs avec des têtes de chats, peinture blanche et moustache protubérante sur le visage, lunettes de soleil jaunes et chapeau marron, magnifyque ! Fred Durst est quand à lui tout de blanc vêtu, imparable casquette vissée sur la tête et éponges de poignet bleu, blanc, rouge, joli clin d’œil ! Le groupe piochera essentiellement dans le répertoire de ses premiers albums et nous jouera ses plus grands tubes. Tubes qui auront réussi à faire bouger, jumper et chanter une bonne moitié de fosse, noire de monde, parfois même sans que Fred ne le demande, ce qui l'aura agréablement surpris. Des circle-pit et wall of death improvisés seront même également de sortie. Tandis que certains étaient un peu dubitatifs et immobiles au départ, au fur et à mesure, la folie s'empare d'eux, ce qui les fit participer activement à la fête, tout comme lors du Sonisphere en fait. Le son aura été presque sans défaut, la basse fut omniprésente, voir un peu trop, même s'il est vrai que j'adore le jeu de Sam Rivers, cela couvrira certaines parties à la guitare.. Quelques petits points noirs tout de même, avec un nouveau DJ qui nous aura fait profiter de cinq minutes de bouillie intersidérale (oui du dubstep/rap quoi), directement arrêté en plein milieu avec de l'eau jetée (!) par un Fred blasé, et surtout ces quelques courts riffs de plusieurs chansons empruntés à Metallica, malheureusement vite avortés, ce qui exaspéra un peu le public, dommage ! Au rayon reprise, "Killing In The Name" de RATM, aura tout simplement détruit et retourné l'assistance tout comme "Take A Look Around" qui conclura le set en apothéose lorsque les trois quarts de la fosse s'assoira et jumpera ! Et puis, voir des centaines de metalleux danser sur "Stayin' Alive" des Bee Gees en fin de set, c'est quand même merveilleux et surréaliste ! Quel accueil et quel show, le Limp Bizkit style aura encore une nouvelle fois fait des siennes.

Limp Bizkit, pourvoyeur de sets énergiques.




In Flames arrive désormais sur la MS2 et profitera parfaitement du public chauffé à blanc. L'efficacité des chansons et le son parfait seront également la cause de cet énorme set. Ayant assisté à plusieurs show des Suédois, il me semble que je ne me trompe pas lorsque je dis que c'est un des plus beaux concerts que j'ai pu voir d'eux, bien au dessus du set du Sonisphere 2013 et encore meilleur que celui de Clermont. Ceci, notamment, grâce à un son, cette fois, irréprochable, puissant et harmonieux, malgré que la prestation fut courte ce soir (une petite heure seulement). Le groupe ne dérogera pas à son énergie habituelle et nous abreuvera de sourires et de remerciements. Anders Fridén, toujours très communicatif (trop ?) et reconnaissant n'hésitera pas à se servir, lui aussi comme à son habitude, de petites touches d'humour. Les jeux de lumière, toujours autant sensationnels, ajoutent un plus indéniable au show. Alors, lorsque vous ajoutez à cela des effets pyrotechniques et un feu d'artifice, que peut on avoir à redire à cela ? Même si la musique du groupe s'est quelque peu "assagie" sur les derniers albums, les chansons restent terriblement efficaces et redoutables en live. La plupart des singles auront été de la partie, seul la courte durée du set en aura fait échapper quelques uns. L'affluence sera une nouvelle fois impressionnante et le public se montrera particulièrement actif, avec probablement le plus gros circle-pit de l'édition 2015 ! Le groupe sembla même presque surpris de la foule réunie et de l'accueil qui lui sera réservé, ce qui sera, au final, le leitmotiv de cette édition anniversaire. Un concert plus qu'efficace, In Flames est un rouleau compresseur, qui a chaque prestation retourne tout sur son passage. Ce concert n'aura absolument pas dérogé à la règle, chapeau ! Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de temps disponible pour le groupe...

In Flames toujours superbement éclairé.




Continuons à présent dans la revue des groupes phares de notre adolescence. Korn est devant nous ce soir pour fêter les 20 ans de son premier album éponyme. 20 ans, cela nous rajeunit pas tout ça ! C'est d'un œil un peu méfiant que j'attendais le groupe, ayant eu la cruelle impression, lors de leur passage au Sonisphere d'Amnéville de 2013, d'un set vraiment mou et d'un groupe ayant mal évolué sur ses récents albums... Le groupe aura totalement réussi à retourner mon avis sur sa qualité live ! Ici, pas d'artifice électro ou dubstep, c'est bel et bien l'intégralité du premier album qui nous sera joué ce soir, et dans l'ordre s'il vous plaît, les ponts entre les chansons en plus ! Dès les premières notes de "Blind" et la tombée du rideau, à l'ancienne, ainsi que de son ouverture qui ferait jumper n'importe qui, on se rend compte que le son est au rendez-vous et que l'énergie aussi ! Tous les membres, se plient en deux, comme à leurs plus belles heures et Jonathan Davis, légendaire survet' Adidas sur le dos, est très en voix (malgré des prises d'oxygène entre chaque chanson...) ! Malgré les vingts-ans supplémentaires, le groupe nous prouve qu'il n'a finalement pas perdu de son énergie et ce son lourd si caractéristique. Fieldy, fait vrombir sa basse, avec des cordes fluorescentes du plus bel effet, comme à ses plus belles heures. Le set se déroule de la meilleure des manières, quand tout à coup, une nouvelle coupure de son, en plein démarrage de chanson ! Une coupure de près de quatre minutes, qui prouve que l'histoire de Korn et du Hellfest est particulièrement maudite, mais qui n'aura pas entaché le set, loin de là. Le groupe reprend de plus belle et le public aussi. Public qui aura réservé un très bon accueil, chantant à tue tête les refrains fédérateurs, applaudissant, jumpant, slammant, pogotant sans aucune retenue. Les quelques notes de cornemuse de l'intro de "Shoots And Ladders" recevront évidemment le meilleur accueil du concert ! Les jeux de lumière sont très intenses et jolis et accompagnent parfaitement la musique. La communication aura été inexistante, mais parfaitement comblée par l'énergie, l'envie et l'enchaînement parfait des chansons, n'est-ce pas Monsieur Manson ?!
Un grand concert, très intense et efficace, qui fera parfaitement retomber en adolescence les milliers de metalleux présents. En somme, ce qu'il me fallait pour enfin me réconcilier avec le groupe.

La cornemuse et l'énergie étaient de sortie pour Korn




Quel mot pourrait décrire au mieux le dernier show de la soirée et de cette édition anniversaire du Hellfest ? Magnifique probablement. Car les Finlandais de Nightwish nous ont offert un set haut en couleur. Pouvait-il en être autrement pour un des groupes leaders du metal symphonique ? Bien que n'étant pas extrêmement fan du groupe, surtout depuis le départ de Tarja Turunen, ou en tout cas la fin du chant lyric pour un chant plus "pop" des dernières sorties du groupe, j'attendais beaucoup de la prestation de ce soir, surtout du point de vue scénique. Et bien, le groupe ne nous aura absolument pas déçu. La mise en scène et les costumes magnifiques des musiciens ajoutent un plus indéniable à leur prestation live. Le set aura été rempli d'effets pyrotechniques de folie, de flots de fumée impressionnants et de feux d'artifice en tout genre qui nous en ont mis plein les yeux. Le son aura été simplement irréprochable. La foule, bien que légèrement amputée dès la fin du set de Korn, est plutôt compacte et on sent que pas mal de fans ont fait le déplacement, car le groupe aura reçu un très bel accueil. Le groupe est très heureux d'être présent, cela se lit sur les visages de tous les membres qui sont de plus très complices, il sera même parfois agréablement surpris par l'accueil reçu et la participation incessante du public. Un seul regret, surtout pour les fans du début, le groupe n'aura pas beaucoup joué les "vieux" morceaux de sa première partie de carrière, morceaux qui doivent pourtant être des hymnes live. La voix beaucoup moins lyric et plus accessible, de la pourtant très charismatique Floor Jansen, se révélera un peu juste sur ces anciens morceaux justement. Cela n'enlèvera absolument rien au set impeccable de Nightwish, qui nous en a mis plein les yeux et les oreilles. Un très gros set, comme j'en ai vu que rarement au niveau visuel, qui conclura le festival en apothéose, sur une magnifique pluie de confettis. Si vous n'avez jamais vu le groupe en live et que le metal symphonique ne vous dérange pas, il faudra absolument que vous alliez voir Nightwish un jour dans votre vie, cela en vaut le coup d’œil !

La très charismatique Floor Jansen.




Top 3 de la journée : 
  • n°3 = Limp Bizkit (un pit dans tous ses états pour un show plein de fraicheur)
  • n°2 = Nightwish (un set de fou visuellement)
  • n°1 = Korn (pour l'énorme surprise)

Le Hellfest, c'est encore plus beau la nuit !




Et voilà, cette dixième édition du Hellfest se termine déjà, non sans plein de très bons souvenirs en tête, rendez-vous dans la quatrième et dernière partie en guise de bilan de cette édition.
A suivre...













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