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mercredi 27 janvier 2016

Live report : Festival de Noël #23 (1ére partie 18/12/15)












Depuis plus de vingt ans, les organisateurs d'Execution Management proposent, quelques jours avant les fêtes de fin d'année, un festival de metal de Noël à Limoges ! Cette version 2015, 23éme du nom, proposait une affiche alléchante, avec neuf groupes, dont de jeunes groupes français, des groupes locaux, ainsi que des pointures hexagonales et européennes, de quoi nous mettre l'eau à la bouche.
La première des deux soirées fera office de grande première pour moi, première participation au festival, première dans la belle salle du C.C.M. John Lennon de Limoges, ainsi que première expérience visuelle et sonore pour les quatre groupes présents à l'affiche ce soir.






Ce sont les death metalleux d'Execution, membres d'Execution Management et par conséquent organisateurs du festival et de nombreux concerts dans la région, qui ouvriront le bal. Le temps de finir de travailler (car oui, le blog n'est qu'une "distraction") et de rejoindre la salle, que le show des Limougeauds est déjà bien entamé. Bien que pas particulièrement expert ni amateur du genre death, le show d'Execution semble carré. Les rythmes en deux temps, les solos et les riffs rapides et destructeurs s'enchaînent, parfaitement accompagnés par les ambiances atmosphériques du clavier. Un bon show, malheureusement écourté par mon arrivée tardive...

Les death metalleux d'Execution.




C'est en cherchant quelques infos pour rédiger mon report, que je me suis rendu compte que les parisiens de T.A.N.K. (Think of A New Kind) ont sorti leur premier album il y a seulement six ans ! Et pourtant, je peux vous assurer que l'on ne peut absolument pas se douter de la jeunesse du groupe, dont tout le monde connaît le nom, en voyant le show qui nous a été proposé ce soir ! Ne m'étant jamais trop penché sur la musique proposée, je peux vous dire que je me suis pris une véritable baffe sonore et visuelle ! Les compos sont très techniques, puissantes et efficaces, compos d'ailleurs superbement égayées par un niveau sonore massif et excellent (comme pendant toute la durée du festival d'ailleurs). La parfaite alternance, entre passages violents, rapides et techniques et passages plus mélodiques ou aériens, impressionne et apporte une variété au death mélodique, par ailleurs très efficace et moderne, des parisiens. Il en va de même pour l'alternance chant grawlé/chant clair parfaitement menée et réussie. Et que dire de l'énergie et de la bonne humeur communicative déployées par l'ensemble des membres ?! Tout simplement dantesque, chacun donne tout sans jamais mesurer ses efforts, rien de tel pour parfaitement lancer les hostilités au niveau de la fosse, les premiers pogos et wall of death sont évidemment de sortie ! Le seul regret ira à la durée du set, de seulement trente minutes, qui nous aura du coup laissés sur notre faim, car on en aurait bien redemandé, sans aucun souci. Une première vraie claque, qui me permet de chaudement vous recommander T.A.N.K. en live !

T.A.N.K. un groupe impressionnant en live !




Place désormais aux deux têtes d'affiches de la soirée, et non des moindres puisqu'il s'agit de deux pointures européennes, Hatesphere et Soilwork ! Ce sont les Danois d'Hatesphere et leur trash/death metal qui ouvriront le bal. Petit moment de rigolade, dès l'arrivée sur scène d'Esben Hansen, chanteur du groupe à la bonhomie joviale, lorsque celui-ci nous lance en guise d'intro "Wesh ma gueule, sisi la famille" avec un petit geste de la main dont les "chanteurs" à casquette ont le secret ! Pourtant, ce n'est absolument pas dans ce style là que nous allons être transportés, les Danois n'étant pas là pour la rigolade. Le trash/death proposé et évidemment rapide, violent mais aussi diversifié grâce à l'apport de breaks dévastateurs. Chaque membre récite sa leçon à la perfection avec en bonus une débauche d'énergie la aussi renversante. Le son, une nouvelle fois bien équilibré, fort mais sans trop (cela devient rare...), permet de profiter au maximum des compositions proposées. Un set irréprochable qui aura fait exploser la fosse en tout point : circle-pit, wall of death et pogos se sont enchaînés sans discontinuer. Un pit en feu qui répondra immédiatement et massivement à absolument toutes les sollicitations du groupe, en témoignent les trois quart des metalleux qui composaient la fosse à ce moment et qui headbanguérent frénétiquement sur une chanson entière, en parfaite symbiose avec le groupe sur scène ! Un rendu visuel magnifique ! Une prestation qui m'aura permis de classer le groupe à la troisième place des révélations live de l'année 2015. 

Hatesphere un groupe parfait pour retourner une salle !




Quelle étrange sensation que de voir la fosse et la salle se vider alors que Soilwork s'avance sur scène. Pourtant, il me semblait qu'avoir l'occasion de voir Soilwork s'avérait être une opportunité à ne pas manquer. Tant pis pour les absents ! Ils auront tout simplement manqué un show extraordinaire du début à la fin ! Dès les premières notes de la terriblement épique "The Ride Majestic" (mon nouvel hymne du moment), on sent que notre soirée en compagnie des Suédois risque de très bien se passer. Le death metal mélodique est incontestablement taillé pour la scène avec ses couplets rapides et violents mais surtout avec ses refrains fédérateurs et incroyablement percutants. Le niveau technique de l'ensemble des musiciens fait simplement fantasmer chaque metalleux qui se respecte et encore plus les amateurs d'instruments, que ce soit au niveau du jeu de batterie si puissant, rapide et précis, qu'au niveau des guitares et son duo de guitaristes qui enchaînent et alternent les solos avec une unité, mais aussi et surtout, avec une facilité déconcertante ! Alors, lorsque l'on ajoute à cela une prestation vocale impeccablement exécutée et maîtrisée, par Björn Strid, avec une puissance et une tessiture dans les passages chantés absolument hallucinantes, je crois que l'on peut parler de perfection, sans exagérer. Bien que particulièrement clairsemée, l'assistance ne s'est d'ailleurs pas faite prier pour jeter ses dernières forces dans la bataille, l'immobilisme et l'écoute attentive laissant petit à petit place aux pogos et circle-pits qui s'enchaîneront jusqu'à la fin. Un rouleau compresseur scénique qui me fait écouter leur dernier opus très régulièrement depuis et qui conclura cette fabuleuse soirée à la perfection ! A voir absolument !!

L'impressionnant Björn Strid !




Et bien, belle conclusion pour une première soirée de fest de folie ! Quatre shows impeccables, un public déjà en feu, voilà qui ne peut annoncer que du bon pour la deuxième soirée qui se profile...
A suivre...




 





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