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mardi 21 mars 2017

Live report : Festival de Noël #24 (1ére partie 16/12/16)













Vingt-quatre éditions, plus de trois cents artistes accueillis, autant dire que le Festival de Noël est connu et reconnu au sein de l'ex région Limousin mais aussi par les métalleux des régions limitrophes. Cette reconnaissance permet aux organisateurs d'Execution Management de concocter des affiches toujours très alléchantes, en proposant des groupes en devenir mêlés à d'autres groupes à la renommée nationale ou internationale. L'affiche de la 24éme édition, 100% française, n'en était pas en reste, et, après une édition 2015 particulièrement réussie, qui constituait une grande première pour moi, c'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais l’événement metal, du week-end pré Noël, en Limousin !






Arrivé tardivement sur le festival, je n'aurai donc pas pu profiter pleinement du show de Brooklyn Syndrome, groupe parmi les locaux de l'édition. Je n'aurai pu profiter, au final, que de seulement trois chansons. Bien dommage, car la fusion (mélange de rap/metal et funk), à l'influence évidente de RATM (jusqu'au look du chanteur aux airs de Zack de la Rocha), avait l'air particulièrement efficace et groovy. La reprise de "I'm Housin", parfaitement exécutée en guise de conclusion du set en est la preuve. A revoir à une autre occasion...

Brooklyn Syndrome dans l'esprit de RATM.




Dès le deuxième concert de la première soirée, une pointure de la scène metal française se présente devant nous. The Arrs, véritable fer de lance et pionnier du metalcore à la française, qui annoncera la fin de son activité et une ultime tournée quelques semaines plus tard, est présent pour en découdre avec nous. Deuxième et donc dernière occasion personnelle de voir les Parisiens en concert. Un show très énergique (est-ce une réelle surprise ?) qui sera malheureusement entaché par quelques problèmes de son, au niveau du chant au départ mais aussi un petit manque au niveau global : peut-être que le manque de puissance dans la sonorité de la batterie en est la cause. Cela n'aura pas perturbé l'efficacité des chansons proposées, ni empêché le pit de sortir le bleu de chauffe : pogos et slams en pagaille qui annoncent une sacrée ambiance pour les concerts à venir. Une prestation relativement courte (30 minutes environ) mais néanmoins intense, qui fera vraiment et fait déjà regretter le groupe...

Dernier concert, The Arrs nous manquera !




Voilà désormais le groupe français à la mode chez nous, mais aussi et tout particulièrement au Japon. Bien que pas spécialement novateur, le rapcore de Rise Of The Northstar, évidemment toujours à propos pour le live, sait rallier les foules. Les riffs sous accordés et la puissance du son ne sont évidemment pas un frein pour le style. Ce qui me "repousse" le plus finalement, outre le chant et l'attitude rappé, c'est surtout le manque de puissance dans la voix du chanteur. Bien qu'ayant un flow intéressant et parfaitement maîtrisé, elle est un peu trop criarde à mon goût et l'on sent que les rares parties plus pêchues, growlées, sont plus compliquées pour lui. Cependant, cela n'altère en rien l'efficacité musicale (à défaut d'originalité) : riffs tantôt ultra rapides, tantôt lents, entrecoupés par des breakdowns qui feraient headbanger un décapité et quelques solos impressionnants... On sentait, lors de l'observation du public sur les précédents concerts, que le groupe était attendu, à la vue des nombreux t-shirts ou vestes arborés par les jeunes métalleux présents. Les fans n'auront pas été déçus tant le combo aura su tout renverser sur son passage. Le pit en feu n'en demandait pas tant : les slams dans tous les sens, circle-pit, pogos, wall of death, stage diving et autres jump s'enchaîneront sans discontinuer. La démonstration, du public totalement acquis à la cause du groupe, se fera, lorsque le chanteur fera s'accroupir l'intégralité de la fosse, puis jumper à son signal ! La scénographie, évidemment très inspirée par l'imagerie mangas correspond bien aux titres proposés. Les deux jets de flammes en tissu, de part et d'autre de la batterie, dénotent par contre légèrement. En conclusion, j'avais eu le même ressenti à l'occasion du passage du groupe au Hellfest 2015 : pas forcément ma tasse de thé de prime abord, mais on se surprend à hocher la tête et on ne peut au final nier la capacité du jeune combo à soulever les foules et à fédérer...tout ceci pour un groupe qui n'existe que depuis 2008...

Rise Of The Northstar un groupe à l'identité visuelle bien marquée.




L'ultime concert de cette première soirée nous fera vivre un total changement d'ambiance et d'univers. Pas mal de métalleux (et finalement pas spécifiquement que les plus jeunes) ont déserté les lieux. La place est faite pour les punks celtiques des Ramoneurs de Menhir. Oui, oui vous avez bien lu : punk celtique ! Ne sachant pas du tout quoi attendre de ce concert, c'est avec une grande curiosité que je vais y assister. La définition de punk celtique est parfaite : boîte à rythmes, accords barrés, agrémentés de biniou, bombarde et autres instruments à vent celtiques et chant en breton s'il vous plaît ! Evidemment, qui dit punk et qui plus est avec Monsieur Loran (ancien guitariste des Béruriers Noirs), dit message très engagé. Tout y sera passé : politique, génocides, mondialisation, capitalisme, OGM, chaque changement de chanson est synonyme de dénonciation. Certains propos font sourire, comme la dépénalisation de l'ensemble des drogues, d'autres font réfléchir. A l'image des remerciements adressés au public, qui se bouge pour venir au concert, avec comme message que c'est grâce à la synergie qu'il existe avec les bénévoles et les groupes que les concerts existent et si la politique fonctionnait avec des bénévoles, la situation  du pays serait différente. Ou encore, en référence à la célèbre "Porcherie" des Bérus (joué tout de même quelques minutes plus tard), : « Ça fait bien longtemps que la jeunesse n’emmerde plus le Front National, elle vote pour lui maintenant » tellement vrai et terrifiant en même temps. Ces messages font évidemment mouche auprès du public. Public qui se déchaînera du début à la fin, les traditionnels pogos font pour une fois place à des danses et autres gavottes et danses bretonnes. Les chansons s'enchaîneront sans discontinuer et bien que les riffs et rythmes peuvent sembler répétitifs, on ne s'ennuie absolument pas, à part évidemment les personnes qui partent au fur et à mesure... Au bout de 2h15, le show est fini...mais non ! Loran, coutumier du fait, continuera à assurer, à capella, sans sono et donc juste avec son ampli, quinze minutes de chansons empruntées dans son répertoire punk, inarrêtable le Monsieur ! Un concert très festif et intense qui fait définitivement du bien !

Les Ramoneurs de Menhir, un concert rafraîchissant qui fait du bien ! 



A suivre...











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