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mardi 2 mai 2017

Live report : Festival de Noël #24 (2éme partie 17/12/16).













Suite à la première soirée de la 24éme édition du Festival de Noël de Limoges, voici la deuxième partie du live-report.




La soirée démarre plutôt bien : quel bonheur de revoir ce cher Franky Costanza ainsi qu'Izakar, tous deux ex Dagoba. Mais ce soir, c'est au sein de Blazing War Machine qu'ils se présenteront. La musique des Marseillais navigue entre death industriel et black symphonique. Evidemment, avec Monsieur Franky aux baguettes, les rythmiques sont impressionnantes et son jeu saccadé caractéristique est toujours autant efficace en live. Qui dit mélange des genres death/black dit vocaux qui se doivent d'être appropriés. C'est avec grand talent qu'Irina passe d'un chant à l'autre, les passages growlés s'enchaînant  à la perfection avec des cris plus aiguës. Tout simplement impressionnant ! Le show est agrémenté de jolis jeux de lumière et de lasers verts, lasers qui appuient incontestablement l'aspect indus de la musique. L'énergie et l'envie déployées sont appréciables et appréciées, surtout pour un concert d'ouverture de soirée, Franky demandant même un wall of death dès l'entame de la 2éme chanson...! Un bon concert d'ouverture, pour un groupe qui m'a donné envie de le revoir.

Blazing War Machine, un "hybride" bien sympa !




Si les parisiens d'Arkan et leur dernier album "Kelem" ont beaucoup fait parler d'eux en 2016, j'avoue que je suis un peu passé à côté de leur musique. L'occasion m'est donnée de pallier à ce manquement. Les premières notes laissent présager que du bon. Les riffs sont puissants, le son est bien équilibré et très harmonieux, il permet de parfaitement distinguer tous les instruments et de magnifier le death mélodique oriental qui nous est proposé. La complémentarité entre riffs death bien lourds et voix claire très mélodieuse est touchante et singulière. Ajoutez les touches de musique orientale et vous obtenez un mélange plus qu'intéressant qui paraît surtout tellement naturel. Mais l'efficacité de la musique d'Arkan, ne serait évidemment rien sans le chant. Le chant clair de Manuel Munoz, simplement magnifique, puissant et maîtrisé, qui sied parfaitement aux mélodies, d'un côté, mais aussi le chant growlé et guttural bien senti de l'également guitariste Florent Jannier se complètent bien. Malgré un arrêt brutal de son micro sur quasiment l'intégralité d'une chanson, l'alternance des deux confère une ambiance et des émotions particulières, tantôt la violence et le chaos, tantôt la beauté, la sérénité et la poésie qui nous font facilement voyager ! Une sacrée claque pour une très bonne découverte, d'un groupe qui va évidemment continuer à faire parler de lui !

Arkan et la splendide voix du chanteur Manuel Munoz.



Enfin ! Enfin, l'occasion de voir en live 7 Weeks, les locaux du festival, s'offre à moi. Premier constat : tout comme tout au long du festival, le son est parfait ! Deuxième constat : le style musical, mélange de rock/stoner/metal est parfaitement taillé pour la scène ! Le son très puissant, lourd et évidemment gras, rend encore plus intense les compositions. Tantôt lourdes avec de grosses ambiances à tendance psyché, tantôt plus rapides et se rapprochant du metal, tantôt alternant les deux, les compositions nous font traverser différentes émotions. En témoignent les chansons issues de l'excellent "7 Weeks plays Dead Of Night" absolument sublimées lors de ce concert et incroyablement intenses. La voix de Julien Bernard, chanteur et frontman du combo, se révèle très juste et puissante, elle ajoute encore plus de densité à la musique proposée. Enfin, vous l'aurez compris, un concert très intense vient de se dérouler, il ne m'aura absolument pas déçu ou fait regretter cette longue attente... Rendez-vous début mai, au festival Metal Culture(s) pour confirmer tout cela.

7 Weeks, du rock, du stoner et du metal !




La conclusion du festival se fera avec Mass Hysteria. Le groupe clôture également sa tournée 2016, le concert de ce soir étant leur dernier de l'année, tournée qui les aura vu effectuer tout de même 83 dates à travers l'hexagone ! Autant dire que le groupe était encore plus motivé que d'ordinaire. Il nous aura fait assister à quelques habitudes : efficacité des chansons, son très bien équilibré, énergie et positivité communicative... Egalement comme à son habitude, le combo n'hésitera pas à piocher dans l'ensemble de sa discographie : du petit dernier et excellent "Matière Noire" au tout premier "Le Bien Être Et La Paix". Chaque chanson, ou plutôt hymne métallique, prend tout son sens en live : riffs accrocheurs, rythmiques groovys, refrains entêtants et breaks destructeurs s'enchaînent à la perfection. Le public, particulièrement participatif en cette deuxième soirée, n'attendait que cette occasion pour achever le restant d'énergie qu'il lui restait. Pour fêter cette dernière, ainsi que le dernier concert du festival, Mouss, n'hésitera pas à distribuer à tout va au public, bières et whisky, au fur et à mesure des chansons. En guise de conclusion, une très grande majorité du public féminin (un record de participation apparemment pour le groupe) montera évidemment sur scène pour parachever cette grande fête du metal. Mass Hysteria, c'est grand !

Mass Hysteria et son armée de fans.




L'édition #24 du Festival de Noël aura été une très grande réussite : une organisation aux petits oignons, des groupes tous très talentueux, aux univers musicaux variés, des têtes d'affiche qui auront su tenir leur rang, des découvertes, une recette évidemment parfaite pour un festival de metal. Félicitations à tous les organisateurs, bénévoles, groupes et festivaliers pour cette nouvelle formidable édition !











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